La meute vous accueille ici pour vous aider à prendre encore plus de plaisir à jouer aux Loups-Garous de Thiercelieux
Vous n'êtes pas identifié.

comic 1 : Les loups galeux d’un tierce lieu
Episode I
La menace de base
Ça se passe dans un lieu que l’on ne connaît pas, le genre de patelin paumé au milieu de la cambrousse, auquel personne ne trouve un intérêt touristique. Il paraît que ce n’est pas un village, avec une mairie qui n’existe pas, une église qui n’existe pas, mais Ikea est à deux pas d’ici (heureusement Ikea est là), pratique pour ceux qui veulent se remeubler. Et pourtant ce lieu qui ne semble porter aucun intérêt, abrite une drôle d’espèce : des Loups galeux. Ce sont en fait des sortes de gens qui, la nuit, se déguisent en bête et dans une psychose incontrôlable, tirent une certaine jouissance dans la satisfaction d’une des pulsions les plus archaïques, la faim. Mais au lieu de se taper un macdo, un kébab ou une pizza lors d’une rencontre GAG, ces cinglés ils préfèrent bouffer des autres humains. Et crus en plus … qui l’eût cru ? Bref, ce sont d’abominables meurtriers et fous furieux qui doivent être arrêtés, jugés, torturés, épilés et exécutés, dans le calme et la justice. C’est ainsi que notre histoire commence en cette nuit étoilée et brumeuse à la fois, à la lisière d’une forêt qui … n’existe pas.
Nuit 1
Une petite fille regardait derrière un mur un loup galeux dévorer un corps maintenant sanguinolent de sang. Comme c’est une sale rapporteuse, et petite vicieuse dans le genre fifille à papa, elle sort bruyamment de sa cachette et s’adresse au fautif pris en flagrant délit de crime.
PETITE FILLE : Je t’ai vu je t’ai vu, je vais l’dire à tous le mondeuuuu, que tu manges avec les doigts et pas une fourchetteuuu, et que tu pue des fesssseuuuu.
Et aussitôt le loup galeux bondit à la poursuite de l’agile petite pestouille, qui s’enfuit aussi vite qu’elle le put.
Mais soudain une ombre marche vers la victime agonisante dont il ne reste plus que un tronc, une tête et quelques organes internes.
SORCIERE : Mon pauvre ami, il ne t’a pas loupé. Mais attends, j’ai de quoi t’aider.
VICTIME : (murmure) Aidez … moiiiiiii
SORCIERE : Oui je vois que tu as du mal à parler. Tu souffres de la gorge ?
VICTIME : (murmure) Aidez … moiiiiiii
SORCIERE : C’est ça oui. Une méchante pharyngite. Mais il me reste un peu de Synthol. Prends en un comprimé.
VICTIME : (murmure) Je vais survivre ?
SORCIERE : Heu non heu pas vraiment. Mais ton mal de gorge va disparaître. Tu va mourir en bonne santé, c’est cool non ?
VICTIME : …
Jour 1 :
LE MAIRE : Mes chers, mes très chers compatriotes, j’ai le regret de vous annoncer qu'un crime atroce et cruel a été commis. D’office, deux victimes à déplorer. D’abord un homme, dont on n’arrive pas à reconnaître le visage.
LA VOYANTE : Je le connais …. C’est le gars que j’ai sondé cette nuit.
LE MAIRE : Ah et il était ?
LA VOYANTE : Vivant, mais heu ce n’est plus trop le cas en fait.
LE MAIRE : Toujours aussi utile à ce que je vois. Pffff tu ne sers vraiment à rien. Retourne jouer avec tes boules et fiche nous la paix.
VOYANTE : J’en ai qu’une. Pas plusieurs, et elle est très efficace. Je l’ai achetée en kit à Ikea.
LE MAIRE : Ikea ? Je comprends mieux sa non fiabilité …. Hem. Ou en étais-je ? Ah oui. Donc deux victimes. Et le second nominé, est une petite fille.
ASSEMBLE : Oh mon dieuuuuuu !!!!
LE MAIRE : Oui je sais c’est cruel. Mais elle a tenté de nous passer un message. Dans sa poche de blouson elle a entamé un dessin portrait de son agresseur. D’ailleurs pourquoi n’a-t-elle pas tout simplement écrit son nom ?
LA MERE : Cette incapable n’a jamais su écrire. Une empotée, une feignante. Sa maîtresse me l’avait dit. Elle ne fera rien de sa vie c’te gourdasse.
LE MAIRE : Hem, oui je comprends. Mais bon maintenant qu’elle est morte. Enfin son dessin représente grossièrement un individu poilu vêtu d’un string Léopard.
LA VOYANTE : Comment ? Elle a dû être traumatisée par une exhibition et une nudité provocante et volontaire aussi choquante !!! Pauvre petite.
CHASSEUR : En même temps, avec 1m20 d’intestin grêle qui lui pend de l’abdomen, un bras en moins et une jambe broyée, et se faisant dévorer vivante les entrailles après être sauvagement dépecée, je doute qu'elle se soit uniquement fixée sur le string de son agresseur. Après moi j’dis ça, j’veux surtout pas déprimer sa mère non plus.
LA MERE : (souriante) Non non, ça va, je vais bien, merci.
LE MAIRE : Bon et si l’on recentrait les débats ? En tenant compte du fait que le dessin de la petite fille ne soit que trop peu précis, nous avons noté sur cette dernière la présence de sarcoptes sur son corps mutilé, tout pense à croire que l’agresseur est un Loup galeux.
ASSEMBLEE : ohhhhh mon dieuuuuu !!!!
VILLAGOIS ALFA : J’ai alors une révélation à vous faire.
VOYANTE : C’est pas mon job normalement ?
VILLAGOIS ALFA : Oui mais tu es incompétente, c’est pas ma faute.
VOYANTE : Grrrrrrrr
LE MAIRE : (impatient) Bon c’est quoi cette révélation ?
VILLAGOIS ALFA : Oui, j’y viens. Il se trouve que mon voisin de droite (désignation du doigt) ne sent pas la rose et se gratte sans cesse. Si ça ce n’est pas un symptôme de galeuterie ?
CUPIDON : Hey, il m’arrive parfois de me gratter les parties intimes, mais je n’ai rien à voir avec ce crime.
VILLAGOIS ALFA : Justement je demande à voir. Monsieur le maire, il faut sacrifier cet individu.
CUPIDON : Mais non
ASSEMBLE : Oh que si !
LE MAIRE : Attrapez ce pouilleux et brûlez le sur le bûcher. C’est notre coupable !!!! Exécution !!!
Aussitôt dit, aussitôt fait, le pauvre bougre se retrouve attaché à un arbre mort, et dans un effort insoutenable, un villageois frotte deux pierres l’une contre l’autre. Oui, pas d’allumette ni de briquet, le crétin responsable de l’approvisionnement du village a oublié de faire les courses. Soudain une étincelle, et un petit feu se forme sur un amas de brindilles. Le petit feu brûle torturant de douleur les pieds du condamné, mais ne prenant pas, le chasseur décide de sortir son fusil et d’une cartouche à sanglier, dégomme rapidement la tête du condamné.
LE CHASSEUR : (fier) Ca c’est fait
Aussitôt comme par hasard, une femme, la mère de la petite fille, crie au désespoir de son amant perdu. Certes elle réagit un peu tard, mais sa blondeur doit y être pour quelque chose.
UN VILLAGEOIS : Manu95, avec tout le respect que je dois au producteur Maître et meneur que tu es, t’es pas un peu misogyne sur les bords là ? Où est ta neutralité imparable ?
MANU95 : (strict) En deux mots : La ferme. Je peux reprendre ? … Merci
Donc la pauvre femme accourt alors vers le corps à moitié décapité de son amour caché dévoilé, mais dans son élan, le drame survint. Elle heurte une pierre, et s’étale en plein sur le maigre foyer formé par les flammes du bucher. Parfumé à mort avec le dernier parfum croc d’or numéro 13 de chez Osuniev, son corps devient une boule de feu instantané avant de ne laisser que quelques cendres aux pieds du Cupidon sans tête.
LE MAIRE : Bon on dîne et on va se pieuter ?
Nuit 2
Rampant sur le sol, un frêle homme tente de progresser dans une mare de sang. La carotide ouverte, ses minutes sont comptées. Mais une silhouette s’avance vers le rampant.
LA SORCIERE : Ca va mon p’tit pote ?
VICTIME : (murmure) J’ai la carotide ouverte, je perds mon sang, je souffre à mort, et je vais d’ailleurs bientôt mourir, mais sinon ça peut aller.
LA SORCIERE : Ta femme va bien ?
VICTIME : (murmures désespérés) Elle a brûlé hier soir si tu te rappelles bien, merci quand même de t’en préoccuper.
LA SORCIERE : Et ta fille ? C’est toujours dur l’école ?
VICTIME : (murmures sanglotants, encore plus désespérés) Ma fille ? Elle est morte aussi, la nuit dernière. Tu veux me démoraliser avant de mourir ?
LA SORCIERE : Non non, du tout. Je suis … navrée. Je ne voulais pas te blesser. Je comprends bien que tu traverses une période difficile. Moi-même si ça peut te rassurer, j’ai mes problèmes. Avec la baisse du pouvoir d’achat par exemple, j’ai du mal à me fournir en certaines denrées comme la triperie, que j’utilise pour mes mixtures. Et puis depuis hier, j’ai des hémorroïdes, j’ai l’impression de chier du verre cassé, j’te raconte pas. Et parfois, mon dos me fait mal. Tu me diras c’est le sort de la vieillesse, mais admets que ce n’est pas rigolo tous les jours non ?
VICTIME : …
LA SORCIERE : Et puis Catwoman, ma petite chatte a chopé une sorte de gastro, c’est très désagréable. Je dois régulièrement récurer le sol. C’est du boulot. Et puis quand j’ai des ballonnements et quelques flatulences, c’est pire. Avec la gastro de ma chatte, je dois régulièrement aérer la maison, à cause des odeurs, tu comprends ?
VICTIME : …
LA SORCIERE : Tu ne dis plus rien, ça va au moins ? Je ne t’ennuie pas ?
VICTIME : (crie étranglé et rauque) J’ai tout perdu, ma femme mon gosse et mon job, j’ai plus rien à perdre alors, laissez moi mourir en paix !!!!!!!!
LA SORCIERE : Ah au fait j’y pense, j’ai une sorte de potion qui permet d’enrayer les hémorragies, d’accélérer la fabrication des cellules sanguines et du plasma sanguin, de restaurer plus rapidement les tissus abîmés et d’élever la vitesse de cicatrisation corporelle. Dans ton cas, on pourrait appeler ça un médicament contre la mort. Tu en veux, ça te soignera. C’est mon jour de bonté il n’y en aura pas d’autre.
VICTIME : (murmure ironique) Non non, l’état dans lequel je suis, c’est le pied, je m’éclate à donf, tu vois bien ?
LA SORCIERE : (tournant les talons) Bon ben tant pis
VICTIME : (se relevant d’un bond) Non attend c’était ironique. J’en veux de ton breuvage.
LA SORCIERE : Ah ben tu m’a l’air d’avoir encore gardé quelques forces pour pouvoir te relever avec 8 litres de sang en moins. Tiens bois mon ami.
VICTIME : (après avoir englouti la potion de guérison) Eurk ça a un arrière goût de pied de vieille bique.
LA SORCIERE : Toi aussi tu aimes ? Oui c’est fait maison. Malaxé avec amour avec mes pieds. Rassure-toi, j’avais auparavant soigné mes mycoses. Il ne me restait que quelques vieilles verrues, certes un peu purulentes. J’y ai ajouté un laxatif pour que ça ne te reste pas sur l’estomac.
VICTIME : (le regard effrayé) …
Jour 2
LE MAIRE : Bonne nouvelle, nous n’avons aucune victime à déplorer cette nuit. Ce qui veut dire qu’en tant que extraordinaire maire, objectif, efficace et sexy, j’ai éradiqué l’affreux loup galeux. Le bûcher de la veille à été un succès.
VILLAGEOIS PALE : (se tenant le ventre) Pas de victime, pas de victime, ça c’est toi qu’il l’dit. Moi j’dis le loup galeux est encore en vie.
LE MAIRE : Qu’en sais-tu ?
VILLAGEOIS PALE : Je le sais c’est tout. (partant en courant derrière un buisson) Deux secondes … une …une urgence …
LE MAIRE : Il lui prend quoi ?
LA VOYANTE : (irritée) Je n’en sais rien, mais c’est la deuxième fois qu’on en sait plus que moi. On me pique mon boulot et je n’aime pas. Dites le si je suis inutile.
ASSEMBLEE : Tu es inutile !!!
LA VOYANTE : (boudant) Rogngnnnnnn
VILLAGEOIS PALE : Me revoilà. Bon où j’en étais, ah oui je …. (Bruit de gargouillis) ohhh non encore ??? (Repartant vers le buisson) Excusez-moi ….
LE MAIRE : Il commence à me les gonfler celui la. Bon en attendant que notre oiseau revienne quelqu’un a une information à dire ? Voyante, j’ose espérer un miracle ?
LA VOYANTE : (toujours vexée) Non j’ai rien à dire. Fichez-moi la paix.
LE VOLEUR : Moi j’ai un truc à dire.
LE MAIRE : Parle.
LE VOLEUR : Ben c’est pour dire que voila j’existe.
LE MAIRE : Heu, et ça nous apporte quoi ?
LE VOLEUR : Ben c’est important, je suis le voleur. Si je n’existais pas, de une, Maître Osuniev serait très très très en colère, et c’est vraiment, mais très très très vraiment à éviter. Et puis j’ai pu alors choisir un pouvoir sur les deux que Maître Manu95 m‘a proposé, c’est géant non ?
LE MAIRE : Qui est ?
VILLAGEOIS PALE : (derrière le buisson) Prrrrtttrrrrrrrr, ptrrrrrrrrrrrrrrrrr …
LE VOLEUR : (faisant la moue) Il ne peut pas être plus discret ? C’est gênant quand même
LE MAIRE : (Agacé) Alors quel est ton pouvoir ?
LE VOLEUR : Heu oui oui. Bon il faut dire que le meneur m’a facilité la tache. J’avais le choix entre SV et SVDM. Bon comme je ne voulais pas être un simple villageois sans pouvoir, j’ai choisi SVDM.
ASSEMBLEE : (Dépitée) …
LE VOLEUR : Ben quoi, c’est mieux que SV non ?
LE MAIRE : (blasé) SVDM, ça veux dire simple villageois de crotte, et c’est sans commentaire. En fait la seule différence, c’est que en plus d’être simple villageois, tu pues la crotte. Ça te fait une belle jambe hein ?
LE VOLEUR : (vexé) …
VILLAGEOIS PALE : (de retour à nouveau) Me revoilà. Bon je disais que le loup galeux est encore en vie. Et même que cette nuit ….
LE MAIRE : (perdant patience) Cette nuit ?
VILLAGEOIS PALE : (se tenant l’estomac) Beuuuarrrrrrrrrpppppp beuuuurrrrrrrrrrpp brooooorrrppppp. Ah misère que ça fait du bien.
UN AUTRE VILLAGEOIS : Bordel il vient de gerber le dégeulasse.
VILLAGEOIS PALE : (s’essuyant un filet de vomi sur la bouche d’un revers de la main) Ben quoi, ça t’arrive jamais d’être malade toi ? Cette nuit j’ai avalé un truc qui m’est resté sur l’estomac.
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (se grattant l’entre jambe) Ahhh ahhhh, ne serait-ce pas un humain ??? Si ça c’est pas un aveu !!!
VILLAGEOIS PALE : Andouille, y'a pas eu de victime.
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (se grattant encore l’entre jambe) Ca ne veut rien dire. La victime a très bien pu survivre. Et toi avoir tenté de la bouffer.
VILLAGEOIS PALE : Tu veux savoir ? C’est cette stupide sorcière qui m’a fait avaler une boisson dégoûtante. Depuis j’ai une chiasse de titan et des nausées insupportables. Je suis sûr qu’elle ne s’est pas lavée les pieds avant de fabriquer sa potion.
LE MAIRE : Tu veux dire les mains ?
VILLAGEOIS PALE : Non, les pieds, elle les fabrique avec ses pieds cette folle. Elle les fabrique même comme un pied.
ASSEMBLEE : (compatissante) …
LA SORCIERE : (révoltée) Bon ça va j’ai compris. Ne me remercie surtout pas de t’avoir sauvé la vie hein ? Reste sur tes critiques culinaires à la mords moi le nœud. Si j’avais su je t’aurais laissé crever comme un chien, ça m’aurait épargné tes réflexions de mec jamais content.
VILLAGEOIS PALE : (agressif) Si j’avais su, j’aurais préféré me vider de mon sang et mourir, plutôt que de me vider de mes tripes et boyaux et de souffrir grâce à ta maudite potion.
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (se grattant l’entre jambe et en pleine réflexion) Ainsi tu n’es pas le loup galeux mais la victime ?
VILLAGEOIS PALE : Oh ça t’étonne ? Mais dis moi, tu sembles avoir des démangeaisons bien louches. La gale ? Loup galeux ?
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (se cachant l’entre jambe gêné) Non non, c’est des … morpions.
VILLAGEOIS PALE : (sceptique) T’es sûr ? Montre voir
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (fronçant les sourcils) Quoi tu es bien curieux. Tu n’as jamais vu des morpions ?
VILLAGEOIS PALE : (baissant le pantalon de son interlocuteur par surprise) Simple curiosité
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (paniqué) Heyyyy.
VILLAGEOIS PALE : (triomphant) J’en étais sûr. C’est pas des morpions. Là c’est une puce. Ça ne vis que chez les animaux à poil. Tu es le loup galeux, je t’ai trouvé.
LE MAIRE : Qu’as tu à dire pour ta défense ?
UN HABITANT OPPORTUNISTE : (paniqué) Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat.
LE MAIRE : Ca tombe bien, il n’y a pas d’avocat. Brûlez-le !!!!!!!!!
Une masse de villageois se jette alors sur le malheureux homme, qui fini attaché sur un bûcher. Le chasseur, ayant compris que le crétin chargé des provisions n’a toujours pas rempli sa tâche, prend son fusil et tire en pleine poitrine du condamné. Ce dernier meurt dans un gémissement de loup galeux.
LE MAIRE : Victoiiiiiireeeeee !!!!!!
LA VOYANTE : (fière) Heureusement que j’étais là
LE MAIRE : C’est cela oui… Bon on fait quoi ?
L’IDIOT DU VILLAGE : (une traînée de bave au coin de la bouche) Chalut les copaiiinnnnsss !!! Ze chui laaaa.
UN VILLAGEOIS DELTA : (surpris) C’est qui ce crétin ?
L’IDIOT DU VILLAGE : (une trainée de bave au coin de la bouche). Ze chui Toto.
LE MAIRE : (dépité) L’idiot du village. Andouille, tu t’es trompé d’épisode. Tu ne dois être que dans l’extension. Quel boulet celui la.
UN VILLAGEOIS DELTA : Une extension ? Episode ? Tu veux dire que la saga va continuer ? Qu’il va y avoir une suite ?
LE MAIRE : Et oui, notre Manu95 national ne fait jamais les choses à moitié vois-tu.
UN VILLAGEOIS DELTA : Ben pour l’instant si, vu qu’il n’en a fait que la moitié. Il reste encore un autre épisode complet à tourner.
LE MAIRE : Oui, enfin on m’a compris. Donc rendez vous très bientôt. Je vous aiiimeuuu !!!!!!! Bisssouuuuu !!!!!!!! Viveee nouuuuuussssssss. !!!!! Manu95 à poiiiillllllllll !!!!!!!!
LE CHASSEUR : (pointant son fusil sur le maire) C’est fini oui ?
LE MAIRE : (honteux) Oui oui …
Fin … de la première moitié ?
A suivre …
comic 2:
Episode II
Une autre lune
Introduction :
Perçant le crépuscule, une sonnerie de téléphone perce le silence calme du hameau. Le maire du village, relativement irrité qu’on le dérange devant son téléfilm préféré, décroche le combiné et répond :
LE MAIRE : (énervé) Allo !
LA VOYANTE : Monsieur le maire ?
LE MAIRE : (énervé) En personne. Pourquoi me dérangez-vous en plein travail ?
LA VOYANTE : Vous fatiguez pas à trouver des excuses, tout le monde sait quel film culturel vous visionnez le premier samedi du mois.
LE MAIRE : (confus) Hem heuu oui, bon c’est pour quoi ?
LA VOYANTE : Vous savez qui vous parle ?
LE MAIRE : Non
LA VOYANTE : Ca me vexe un peu, comme si je n’étais personne.
LE MAIRE : (perdant patience) Bon vous me le dites ? J’ai autre chose à faire que de jouer aux devinettes.
LA VOYANTE : Oui je le sais. Bon je suis la voyante
LE MAIRE : … Vous êtes sur la messagerie vocale de la mairie, veuillez laisser un message et vos coordonnées au bip sonore, que je puisse ne pas vous rappeler. Biiiiiip
LA VOYANTE : Arrêtez donc ! C’est important ce que j’ai à dire.
LE MAIRE : Alors accouchez vite, mon film touche à sa fin.
LA VOYANTE : Ils sont revenus.
LE MAIRE : Qui ?
LA VOYANTE : Ben vous savez qui !
LE MAIRE : Si tu continues à tourner autour du pot, toi tu vas partir et ne jamais revenir.
LA VOYANTE : Bon les loups galeux sont revenus.
LE MAIRE : Hein ?
LA VOYANTE : Oui j’ai eu un flash, et je les ai vus.
LE MAIRE : Rassure moi, tu ne consommes pas de substance psychotrope ?
LA VOYANTE : Non non je vous assure, je les ai vus comme dans un livre ouvert
LE MAIRE : Heu, tu ne sais pas lire.
LA VOYANTE : C’est une métaphore, enfin bref, ce n’est pas ce qu’il y a de pire les loups galeux
LE MAIRE : Ah bon y'a pire que des loups galeux ? Tu as fumé un truc pas catholique là, c’est certain.
LA VOYANTE : Non non je vous assure, une menace plus grave encore plane sur le village. Un homme terrifiant venu pour se venger. Un homme que vous avez jadis banni du village
LE MAIRE : (se grattant la tête) C’est que j’en ai banni des tonnes. D’ailleurs je me demande si je ne devrais pas le faire avec toi. Je viens de louper mon film par ta faute.
LA VOYANTE : Vous ne pourriez pas me prendre un peu au sérieux pour une fois ? Cet homme est très puissant. Il utilise un pouvoir terrifiant lorsqu’il sort son instrument.
LE MAIRE : Heu c’est un exhibitionniste ?
LA VOYANTE : (ouvrant des yeux ronds) Vous êtes vraiment un obsédé vous ! Quand je parle d’instrument, c’est de son arme secrète ! Une terrible flûte !
LE MAIRE : (blasé, sur le ton d’un homme qui n’a pas peur) … j’ai peur.
LA VOYANTE : Oui une flûte magique avec laquelle il envoûtera tous les habitants d’un village pour les plier à sa volonté.
LE MAIRE : Et comment pouvez-vous savoir tout cela ?
LA VOYANTE : Heu dois-je vous rappeler combien de fois que je suis la voyante ?
LE MAIRE : Ca tu ne l’as jamais prouvé à personne …
LA VOYANTE : (vexée) Ben tant pis si vous ne me croyez pas. Après tout, ce n’est que le sort de tout un village qui est en jeu.
LE MAIRE : c’est ça. Bon j’te rappellerai et on se fera une bouffe pour en rediscuter … un de ces jours.
Et le Maire raccroche son téléphone.
Nuit 1
La nuit est tombée sur le hameau, chose qui arrive assez souvent, à peu près toutes les 24 heures. Passionnant non ? Ah oui mais je vous ai pas encore dit le nom du hameau c’est pour cela que je perçois déjà un bâillement désintéressé chez certains d’entre vous. En fait c’est dans un tierce lieu que la nuit vient de tomber. Déjà ça vous intéresse plus ? Non ? Bon tant pis… je continue quand même. Bon cette nuit c’est la nouvelle lune sur le village, et … Quoi ? Que signifie nouvelle lune ? En fait ça veut pas dire qu’il y a une autre lune hein ? Heu attendez, n’imaginez pas qu’il y ait deux lunes dans la nuit. Ni plus d’ailleurs. En fait c’est juste un nouveau cycle lunaire. Et donc que la lune recommence un cycle … Qui a dit qu’elle a ses ragnagnas ? … Tu sors. Bon heu en fait pour faire plus clair, quand il y a une nouvelle lune, c’est en fait une nuit sans lune. Heu mince, comment je vais m’en sortir là? Vous avez compris au moins ? Non ? Pfff je ne suis pas couché moi. Une nuit sans lune ça veut pas dire qu’elle n’existe pas, c’est en fait que la lune on ne la voit pas c’est tout. À cause de l’ombre de la terre et … Bon on ne va pas y passer l’épisode. Si vous voulez devenir moins ignorant que la voyante et l’idiot du village vous ferez une recherche Wikipédia. Hein ? C’est quoi Wikipédia ? gnninnnnnnn laissez tomber.
Bon c’est une nuit noire, avec plein plein plein de gros nuages bien sombres et orageux, comme ça vous me ferez pas chier avec une lune qui n’existe pas. Non je ne suis pas mal luné. Et … Quoi encore ? T’as peur de l’orage ? M’en fous !
Une ombre obscure, vêtue d’une grande tunique, se fond dans la nuit afin de s’approcher du village. Un éclair surgit du ciel, dévoilant un instant un visage ivre de rancœur, et en ses mains, une petite flûte de plastique achetée chez Carrefour.
LE JOUEUR DE FLUTE : Que le spectacle commence … Mouahahahaha !!!! Mouahahahaha !!!! Mouahahahaha !!!!
Jour 1
La cloche de la chapelle du village sonne inlassablement le rassemblement d’urgence du village. Les tintements de cette cloche longs et courts forment le message en morse que je vais traduire pour vous : « On est dans la crotte » (oui ça enlève un peu le côté sacré et religieux du support de transmission du message). Aussitôt la populace, c'est-à-dire une trentaine de paysans, arrivent sur la place du village.
LE MAIRE : Chers concitoyens, j’ai reçu la plainte de deux d’entre vous pour tapage nocturne avec violence aggravée puisque les deux plaignants ont depuis un air de musique envoûtante qui leur trotte sans cesse dans la tête.
Partir un jour sans retour, Effacer notre amour
VILLAGEOIS 1 : Hey moi aussi c’est ce qui m’arrive
Sans se retourner
VILLAGEOIS 2 : Ouais, j’entends un air de crotte dans mon crâne c’est insupportable
Ne pas regretter
VILLAGEOIS 3 : Ben moi aussi, c’est à en devenir dingue
Garder les instants qu'on a volés
VILLAGEOIS 4 : C’est aussi le cas pour moi, vous avez parlé de deux plaignants monsieur le maire.
Partir un jour sans bagages
LE MAIRE : Bon sang est-ce qu’il y a une personne qui n’entend pas d’air de musique satanique ?
Oublier ton image
ASSEMBLEE : …
Sans se retourner ne pas regretter
LE MAIRE : Bon sang tout le monde est envoûté ? Meneur, tu m’avais dit que c’était deux par nuit. Tu cherches l’embrouille ? Tu nous aurais trahis ?
Penser à demain, recommencer
Euclid : C’est bien deux envoûtés par jour, retournez-vous et vous verrez d’où vient ce bruit insupportable. Et si tu n’es pas content, je peux te remplacer par un autre et te sucrer ton chèque. Au casting, il y'en avait mille qui voulaient ton rôle de maire. Tu souhaites démissionner ?
Pour l'envie que l'on a, De guider ses pas, Pour garder ses émois
LE MAIRE : Non non, ô vénérable grand maître.
Ecouter son cœur qui bat
LA VOYANTE : (tout bas) Lèche-cul …
Pour savoir regarder
LE MAIRE : Plaît t-il ?
Un ciel étoilé
LA VOYANTE : Rien rien
Tendre les mains
LE MAIRE : Bon, voyons maintenant d’où vient cette musique (se retourne). Oh mais quel andouille. Toto !!! Arrête ton poste radio, tu écoutes vraiment de la crotte. Pas étonnant que tu sois l’idiot du village et sa risée.
Vouloir plus fort, Encore demain
L’IDIOT DU VILLAGE : (éteignant son poste) : Heinnnnnnnnnn !!!!!!
Partir un jour sans ..couic…
LE MAIRE : Laisse tomber Toto, t’es irrécupérable. Bon maintenant est-ce que les deux plaignants entendent toujours de la musique ?
VILLAGEOIS ENVOUTE 1 : Oui moi j’entends toujours l’air dans la tête.
VILLAGEOIS ENVOUTE 2 : Moi aussi. La danse des canards qui font coin coin, c’est d’un goût. Si je tiens le responsable de ce massacre, je le massacre.
LE MAIRE : Donc la voyante disait vrai ?
VOYANTE : Ca t’étonne ?
LE MAIRE : Un peu oui. Bon sang, pourquoi faut-il que tu sois utile uniquement quand ça nous emmerde ?
VILLAGEOIS MEFIANT : Attends, vous voulez dire que la voyante a fait une prédiction qui s’est avérée juste ? C’est quoi ce bordel ?
LE MAIRE : Ben oui. Elle m’a contacté hier soir alors que j’étais encore sur mes dossiers municipaux, et m’a annoncé la venue d’un homme puissant surtout lorsqu’il sortait son instrument.
VILLAGEOIS MEFIANT : Un exhibitionniste ?
MAIRE : Non imbécile, c’est un instrument de musique. Obsédé. Une flûte dont il se sert pour envoûter les gens par un air infernal. J’ai fait l’erreur de ne pas croire la voyante.
VILLAGEOIS MEFIANT : On vous comprend, on aurait tous fait pareil, personne l’aurait crue. Déjà quand elle est crédible elle n’est pas utile, avec une flûte enchantée vous pensez.
VOYANTE : Ouais sauf que là, j’ai vu juste alors arrêtez de me souler avec mon inutilité. Vous êtes vraiment ingrats.
LE MAIRE : Tu n’as eu qu’à moitié juste. Tu as prédit la venue des loups galeux, et il n’y a pas de victime cette nuit. Donc ne te réjouis pas trop vite.
VOYANTE : Et la sorcière vous l’oubliez ?
LA SORCIERE : Oubliez moi, j’ai sauvé personne cette nuit
LE MAIRE : Ah !!
VOYANTE : Ouais bon, vont peut-être revenir plus tard …
VILLAGEOIS MEFIANT : Ou pas.
VOYANTE : gnagnagna.
LE MAIRE : Bon une chose est sûre, on va devoir trouver notre ennemi. Déjà on sait que son nom c’est « joueur de flûte ». Donc je propose qu’on donne notre rôle chacun notre tour.
VOYANTE : Ok moi je suis la voyante
VILLAGEOIS MEFIANT : On aurait préféré que ce soit quelqu’un d’autre.
VOYANTE : Tu veux ma boule de plus près ?
LE MAIRE : Ne recommencez pas. Bon suivant.
L’IDIOT DU VILLAGE : (bavant abondamment) Ze suis toto
LE CHASSEUR : Je suis le chasseur, alors me faites pas chier.
LE VOLEUR : Je suis SVDM
LE MAIRE : Tu aurais pu dire voleur on aurait compris.
LE VOLEUR : (vexé) …
THEO ET MAX : On est les amoureux
VILLAGEOIS MEFIANT : (surpris) Comment ça les amoureux ! C’est deux mecs, ils peuvent pas être les amoureux
THEO ET MAX : Les règles officielles autorisent les couples du même X, ignorant. Homophobe ?
VILLAGEOIS MEFIANT : Faites pas les malins, Cupidon est mort, c’est donc chose impossible.
CUPIDON : (du haut du paradis) L’ange de l’amour est immortel.
LE MAIRE : (fatigué) Bon on continue ?
L’ANCIEN : L’ancien je suis, sagesse je possède. Du côté obscur je ne suis pas. Et vaincre le joueur de flûte je vais.
SALVATEUR : Salvateur pour vous servir. Je suis là pour vous protéger en cas d’attaque par mes pouvoirs sacrés.
LA SORCIERE : Je proteste. Je suis la sorcière et je ne veux pas que l’on laisse ce type faire mon boulot.
SALVATEUR : J’ai entendu dire que les personnes que tu as sauvées auraient préféré mourir plutôt que d’avaler tes infects breuvages. Je me trompe ?
VILLAGEOIS PALE : Non non, j’ai encore une intoxication alimentaire qui traîne depuis le sauvetage de la dernière fois.
LA SORCIERE : T’as pas fini de critiquer ?
VILLAGEOIS PALE : J’ai pas encore digéré ton poison.
LA SORCIERE : Tu veux le goûter mon vrai poison ? Ça peut s’arranger.
LE MAIRE : Vous arrêtez vos chamailleries ? Ou je vous fais buter par le chasseur
LE CHASSEUR : (pointant son fusil sur les deux concernés) En joue chef, et prêt à tirer.
LE MAIRE : (blasé) Laissez tomber. Bon je suppose que tous ceux qui ne se sont pas présentés sont des simples villageois ?
ASSEMBLEE : Ouiiiiii !
LE MAIRE : A la bonne heure. Evidemment que le joueur de flûte ne s’est pas présenté. Ça aurait été trop beau.
LE BOUC EMISSAIRE : Heu moi .. En fait je ne suis pas simple villageois. C’est pas simple à confier, ça peut m’attirer des ennuis. Et puis c’est un peu honteux. Mais je suis..
LE MAIRE : N’aies pas honte de ce que tu es, promis on ne se moquera pas de toi. Regarde moi je visionne les films du premier samedi du mois et personne ne m’embête avec ça !!!
ASSEMBLEE : Hein ? Mais vous êtes un obsédé !
LE MAIRE : (gêné) Non c’est pas vrai je dit cela juste pour le mettre en confiance. (se reprenant) Tu es quoi ? Dis moi tout, on a vraiment besoin de ta confidence tu sais ? Ça peut nous aider.
LE BOUC EMISSAIRE : Bon j’avoue, je suis … je suis le … le bouc émissaire.
LE MAIRE : Le bouc émissaire ? Butez-le !!!!!!
Aussitôt la foule se rue sur le coupable tout désigné. Le chasseur lui tire deux balles dans le ventre, la sorcière lui fait boire de force son poison à l’aide d’un entonnoir, alors que Cupidon de là-haut, lui décoche une volée de flèches dans le postérieur. Puis le reste des habitants le lapident à l’aide de tessons de bouteille, de cailloux, de gravillons. Un habitant en vient même à lui brûler les pieds avec un briquet. Au bout de 4 heures de supplice, le bouc émissaire est attaché par les pieds à une branche et le Bourreau l’achève à l’aide d’un faible bûcher, sans cette fois que le chasseur intervienne pour abréger ses souffrances.
LA SORCIERE : Ahhhh ça fait du bien. Bon voila une bonne chose de faite. On se pieute ?
LE MAIRE : Non ce soir on fait la fête de la moisson, vous avez oublié ?
LA SORCIERE : Donc on se bourre la gueule, on se torche comme pas possible et on se pieute ?
LE CHASSEUR : (buvant avidement une première bouteille de gnôle) T’as tout compris.
Nuit 2
VILLAGEOIS TORCHE : Allez vient ma pouleeeette, montre moi tes gambeeeettes. Oh hééé, m’dame. Ça te dirait de devenir ma princesse beauté.
SORCIERE : (complètement bourrée) hips, hihihihihi, je suis toute à toi bel étalon. J’ai même gardé une bouteille de champagne pour que l’on puisse trinquer à notre amour hips hihihihi.
VILLAGEOIS TORCHE : ohhhh hips, je vois que madame a pensé à tout. Alors buvons à notre sauterie …. hip, heu à notre santé.
SORCIERE : Tends ton verre mon chéri que je te verse la vinasse, enfin le somptueux champagne. (bruit de liquide qui se verse dans un verre)
VILLAGEOIS TORCHE : (buvant goulument l’offrande) Hips, ça a un drôle de goût, et … et … arrrggg. Agggrrrrrrlll raaaaaahhhhhhh krrrrrrrrr grrrr accrrrrrrrgglllllll ….
SORCIERE : (paniquée) hips, hééééé tu vas bien ?? Qu’est ce qui t’arrive ?
VILLAGEOIS TORCHE : …
SORCIERE : Réponds moi !!!! hips
VILLAGEOIS TORCHE : …
SORCIERE : Misère j’crois que j’ai confondu la bouteille de champagne avec la fiole de poison. Comment je vais cacher ça. Mince réfléchis ma vieille. Ha je n’aime pas faire ça mais je n’ai pas le choix. Je vais découper et dépecer le corps, on croira à une attaque de loup galeux. Voyons un endroit discret, comme cette grange.
Plus tard
SORCIERE : fiouuu voila qui est fait. On n’y verra que du feu … mince on vient, et pas le temps de me planquer
THEO : (à poil ouvrant la porte) hihihihips …. haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa c’est ignoble !!!! Ohhhhhhhhh mon dieuuuuuu, sorcière c’est toi qui a fait ça ???
SORCIERE : heu non c’est pas moi, je l’ai vu c’est un loup galeux et … mais c’est qui qui est tout nu avec toi ? C’est pas Max ça.
THEO : heu c’est rien c’est pas moi, je le connais pas il m’a suivi.
SORCIERE : Menteur, on ne me la fait pas. C’est ton amant avoue.
THEO : Si tu ne le dis à personne, je ne dirai pas que tu as tué le mort à côté de toi.
SORCIERE : Ca marche. Motus
THEO : Motus.
Jour 2
LE MAIRE : (mal rasé) Hem hem. Si je vous ai réunis à nouveau sur la place du village, c’est pour vous annoncer une terrible nouvelle.
VILLAGEOIS MEFIANT : Encore ? Et tu pourrais pas annoncer un jour une bonne nouvelle ? Genre la croissance économique du village est positive, que l’on va enfin construire une église ou que la voyante est morte ?
LA VOYANTE : La voyante elle t’emmerde.
LE MAIRE : (dépité) Vous ne vous reposez jamais vous. Bon qu’importe. Là il s’agit d’une terrible et terrifiante nouvelle. En fait, nous avons un cadavre qui a été à l’évidence victime d’un loup galeux et .
LA VOYANTE : (coupant la parole, sans ciseaux) Ah voyez, j’l’avais dit.
LE MAIRE : Je peux continuer l’impolie ? Merci. Donc une victime à déplorer. L’enquête est déclarée ouverte.
VILLAGEOIS MEFIANT : Moi j’ai une question. L’ancien à quoi il sert ?
L’ANCIEN : Très fort je suis grâce à mon expérience. Très puissante ma sagesse est. Vous aider elle va. Mais si mourir des mains des villageois je vais, alors vos pouvoirs vous perdrez.
VILLAGEOIS MEFIANT : On le brûle ? Au moins la voyante aura une raison d’être inutile
VOYANTE : Je t’ai déjà dit que la voyante elle t’em….
LE SALVATEUR : Heyyyy, je viens je le remarquer, la victime c’est la personne que j’avais salvatée cette nuit.
L’ANCIEN : Impossible c’est. Le pouvoir du salvateur imbattable est.
VILLAGEOIS MEFIANT : Ou alors il est aussi fiable que notre voyante. Au fait monsieur l’ancien, tu n’aurais pas fait la voix de Yoda Dans star wars ?
L’ANCIEN : Oui, sa voix j’ai doublé.
LA VOYANTE : Ah bon ? Il a doublé Yoda ?
VILLAGEOIS MEFIANT : Bordel, même quand c’est évident tu ne le vois pas ? C’est plus grave que je le pensais ma pauvre.
LA VOYANTE : (vexé) Puisque c’est ça je ne dis plus rien
LE MAIRE : Je vous rappelle que nous avons un loup galeux et un joueur de flûte à trouver et vu que la voyante n’a rien à déclarer de constructif, on peut éviter le hors sujet ?
LA VOYANTE : Justement j’ai une déclaration à faire.
VILLAGEOIS MEFIANT : Ah bon ? Moi qui espérais que tu tiendrais ta parole de ne plus rien dire.
LA VOYANTE : (feignant de ne pas entendre la remarque) C’est ça. Alors il s’avère que je suis en vie. Or, hier à l’initiative du maire, on s’est présenté chacun notre tour. Donc soit les loups galeux sont complètement débiles de laisser la voyante en vie, dangereuse pour eux, soit …
VILLAGEOIS MEFIANT : Je ne dirai rien quand à la pseudo-dangerosité.
LA VOYANTE : (l’ignorant) Soit, la sorcière a sauvé la vrai victime et a empoisonné celle-ci.
LA SORCIERE : Hola, du calme la folle. J’ai rien fait du tout, j’ai empoisonné personne. C’est pas parce que tu es un déchet que tu dois décharger ta frustration sur moi. Cette nuit j’ai pas empoisonné ce type, et j’ai d’ailleurs des témoins pour le prouver. Théo et son amant secret.
MAX : Quoi ??????
THEO : Dis tu sais ce que ça veut dire secret, vieille chouette ? C’est ne rien révéler. Et puisque tu es passée à table, je vais pas te louper. Le meurtre, c’est toi. C’est toi qui a tué ce gars, et qui a maquillé ton crime pour faire croire à l’acte d’un loup galeux.
ASSEMBLE : Ohhh par exemple
THEO : Et j’ai tout vu oui vu qu’on copulait juste à côté
MAX : Quoi ????
LE MAIRE : (en larme) Pourquoi je suis maire d’une telle bande de crétins ? Pourquoi me faire administrer ce village de crotte ? Qu’ai-je fait au bon Dieu pour mériter de patauger dans une telle mare d’imbécillité ? Vous mériteriez de tous crever !
MANU95 : Allons allons du calme, pour t’aider je vais tirer une carte événement. Qui sait si cela ne te permettrait pas de remonter la pente ?
LE MAIRE : (désespéré) J’veux juste une St Philippe
MANU95 : Allons sois raisonnable.
LE MAIRE : (haineux) Ou alors un foudroiement de la sorcière ou la voyante : Tu peux toujours en brûler une. Voila j’ai tiré et ….
LE MAIRE : Alors ?
MANU95 : Heu tu vas m’en vouloir...
LE MAIRE : Dis toujours :
Euclid : Cueillette sylvestre. Les femme vont à la cueillette et ne reviennent qu’après le lynchage. De plus la sorcière récupère une potion.
LE MAIRE : Nonnnn pas ça. Arrête les dégâts. Tu es une vraie enflure Manu, et si je te tenais…
Euclid : Ton chèque, n’oublie pas qui signe ton chèque.
LE MAIRE : Heu je plaisante bien sûr. Bon on continue les débats ?
Euclid: Brave petit
LE MAIRE : Bon puisqu'on n’a plus de sorcière et de voyante, je propose qu’on élimine de suite une personne qui ne sert à rien. Genre le voleur.
Aussitôt un coup de feu retentit et une masse, un SVDM apparemment, s’écroule sans vie sur le sol.
VOIX D’OSUNIEV : (résonnant dans le village) Noooooooooooooooooooon !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
LE CHASSEUR : (fier) Ca c’est fait.
LE MAIRE : Crétin, qu’as-tu fait?
LE CHASSEUR : Moi j’obéis aux ordres du maire. Et puis le débat commençais à m’irriter, j’en avais marre de la parlotte inutile alors.
LE MAIRE : C’était juste une proposition, j’avais donné aucun ordre. Tu as la gâchette trop facile. Maître Osuniev va être très en colère. Maître , pour éviter davantage de dégâts, peut-on compter cela comme un bûcher ?
Euclid : Par grande pitié pour toi je t’accorde cette faveur. La nuit tombe.
Nuit 3
Allongé à même le sol, un corps encore en vie, laisse échapper des gémissements d’agonie. Son corps pourrit sur place, et une série de spasmes s’orchestrent avec ses faibles plaintes. De temps à autre, une quinte de toux sanglante lui prend. Lorsque soudain ... tataaaaaaaaaammmmmm !!!!! Une ombre s’approche de lui. Vous ne vous y attendez pas hein ? Si ? Ah vous connaissez déjà l’histoire ? Bon en fait vous savez qui c’est alors, inutile que je me crève le cul à vous faire un suspense angoissant.
SORCIERE : Hey, je te reconnais, tu es l’enfoiré qui n’arrête pas de se plaindre et de me critiquer.
VICTIME : …
SORCIERE : (d’un air satisfait) Tu souffres ?
VICTIME : …
SORCIERE : Ah oui ça fait mal hein ? Remarque c’est pas pire que mes potions de guérison n’est-ce pas ?
VICTIME : …
SORCIERE : Bon va je suis trop bonne je vais t’aider.
VICTIME : …
SORCIERE : Tiens bois
VICTIME : (déglutit) Haaa je me sens mieux, mais c’est toujours aussi infect tes remèdes de grand-mère. Te serait jamais venu à l’idée de cacher le goût, et aussi la puanteur ?
SORCIERE : (rouge de rage) …
VICTIME : Non parce que ça fouette vraiment
SORCIERE : Tu veux passer le mauvais goût ? Bois ça
VICTIME : (avale une liqueur violacée) Ah oui en effet pour une fois c’est pas mauvais. Et …. Arggg keuff arggg rrrrââââââ^hhhhhh
SORCIERE : (sadique) Oui, mes fioles de poison ont toujours bon goût, très cher. Surtout celle à l’acide chlorhydrique que tu viens d’ingurgiter. Bon c’est pas que je suis pressée, mais j’ai des courses à faire. Je te laisse mourir en silence, sans plus te déranger. Tchao.
VICTIME : …
Jour 3
LE MAIRE : Cher amis, cette nuit a été encore une fois bien agitée. A nouveau une victime de barbarie. On ne reconnaissait déjà plus le cadavre à part quelques lambeaux de chair décomposée. Bref un carnage. Il va falloir réagir d’autant que le joueur de flûte est en vie, et que vous êtes quasiment tous de sombres crétins incapable de réflexion poussée et objective sans que des chamailleries de gosse n’interviennent. Bref, j’attends aujourd’hui bien mieux de vous. Déjà y a-t-il de nouveaux envoûtés ?
VILLAGEOIS ENVOUTE : Oui oui, j’entends depuis cette nuit en boucle le tube de Jordy « dur dur d’être envoûté ». De quoi devenir fou.
LE MAIRE : Bon déjà le joueur de flûte est fidèle à lui-même. Il a toujours des goûts de crotte.
JOUEUR DE FLUTE : …
LE MAIRE : Bon sinon rien de constructif ?
L’ASSEMBLEE : Non
Euclid : Monsieur le maire, je vais vous faire cadeau d’une carte événement puissante, pour vous aider à avancer. La carte Spiritisme.
LA VOYANTE : Ahhh enfin mes talents vont être sollicités. Maître Manu95 je suis prête à invoquer les esprits. Ahummmmmmm.
Euclid: Heu en fait, heu je ne veux pas te froisser, ton geste est tout à ton honneur et je sais que c’est de bonne intention mais comment dire...
LA VOYANTE : (méfiante) Ben dis.
Euclid : Ben le village est déjà assez dans la crotte, alors je préfère m’en charger moi-même. C’est pas que tu es incompétente mais…
L’ASSEMBLEE : (coupant la parole) Si si, elle est incompétente.
LA VOYANTE : (furieuse) Ca va j’ai compris. Monsieur va faire mon boulot. J’ai l’habitude vous inquiétez pas pour moi
LE CHASSEUR : Mais on s’inquiète pas nous.
Euclid : Je vais finir par comprendre le maire quand je vois le village se transformer en cour d’école maternelle. Enfin soit. Bon la carte spiritisme permet d’invoquer l’esprit de la première personne morte
CUPIDON : Je suis làààààààà, j’arriveeeeeee !!!!
Euclid: Heu en fait c’est le premier mort de la partie, enfin de cet épisode, toi t’es mort dès l’épisode un, sans vouloir te blesser bien sur. De plus la première victime est celle dont on n’a jamais connu l’identité grâce à la voyante, suivie par la petite fille.
CUPIDON : …
Euclid : Donc la première victime officielle est le Bouc émissaire.
LE MAIRE : Je crains le pire …
Euclid :
À qui je vais lire les 4 questions : 1 : le loup galeux porte t-il un string panthère? Le loup galeux est t'il énervant ? Manu95 est il sexy ? La voyante est elle utile ? Bouc émissaire, réponds par oui ou par non à l’une des questions.
BOUC EMISSAIRE : Allez tous vous faire brûler en enfer. Soyez maudit pendant 125,76 générations. D’ailleurs Maître j’ai choisi qui ne votera pas aujourd’hui.
LE MAIRE : Heu attend, comment ça il choisi qui ne votera pas. Je croyais que le bouc émissaire était un rôle de loser sans pouvoir.
Euclid : Ben si il a ce pouvoir. Bouc émissaire, dévoile nous maintenant qui ne votera pas
BOUC EMISSAIRE : (sadique) tout le monde mouahahahahahahahahahahahahahahaha.
Euclid : Bon eh bien pas de vote, vous pouvez dormir.
Nuit 4
Dans son petit manoir, l’ancien, prévoyant comme toujours, teste encore et encore les procédures d’évacuation en cas d’invasion de loups galeux. Sous sa demeure, des kilomètres de galeries s’entrecroisant permettent une fuite sous terre. L’entrée de ses galeries est munie d’un détecteur d’iris. Quant au manoir en lui-même, il fourmille de multiples pièges. Senseurs améliorés, tourelles lasers lourdes automatiques, boucliers déflecteurs, lances à détonateurs thermiques, et sans compter le terrible G+2PQ, un superdroïde assassin. Mais l’ancien sait que toute cette technologie ne sera sans doute pas suffisante. Il sait qu'un jour, il devra affronter son destin, et livrer l’ultime bataille contre le mal absolu. En attendant, il continue sans relâche son entraînement.
Jour 4
LE MAIRE : Chers électeurs. J’ai fait un rêve. Un rêve ou les loups galeux n’étaient qu’un mauvais souvenir. Un rêve où tous serions unis quelque soit notre niveau de compétence et de nullité. Un rêve ou plus personne ne nous pipoterait des musiques chiantes. Mais avant cela, il va nous falloir nous serrer les coudes. Car aujourd’hui une nouvelle victime est constatée. Le corps purulent est bourré de contusions et de ses orifices coule un sang rouge brun. Et…. Mais il a une flûte. C’est notre joueur de flûte ??? Il est mort !!!! J’ai réussiiiii j’ai gagnééééé.
LA VOYANTE : J e ne veux pas être rabat-joie, mais reste encore le loup galeux. Et puis tu as une drôle de façon de t’approprier la réussite de la mission « Opération fausse note pour le joueur de flûte ». On sait bien que c’est justement le loup galeux qui l’a buté.
LE MAIRE : Quand on voudra ton avis on te le demandera, tu n’as pas été très brillante non plus, donc tu ne devrais pas trop l’ouvrir. Quant au loup galeux j’en fais mon affaire.
Euclid : En fait heu j’ai un truc important à dire. Vous allez m’en vouloir je pense mais …
LE MAIRE : Dis-nous tout.
Euclid : En fait il n’y a pas de … loup galeux
ASSEMBLEE : Quoi ????
LE MAIRE : Et ces morts, c’est quoi ? Du pipi de chat ?
Euclid : Ben en fait, ce n’est pas le loup galeux le responsable.
LE MAIRE : Eclaire moi avant que je perde patience !
Euclid: A dire vrai, une peste noire s’est abattue sur le village. Les victimes ont en fait été les premiers malades de ce fléau
LE CHASSEUR : Et c’est qui peste noire ? Que je la bute d’une balle entre les deux yeux ?
LA SORCIERE : C’est une maladie mortelle incurable et très contagieuse.
LA VOYANTE : Ah seulement ?
Euclid : Et ce n’est pas tout. Vous avez aussi une épidémie du VIH, de la tuberculose, de la rage, de la lèpre, d’Ebola et par la grande colère d’Osuniev, la syphilis.
LA SORCIERE : C'est-à-dire, une MST des poumons, une maladie qui fait baver abondamment, une maladie de la peau, une affection des vaisseaux sanguins et des boutons jaunes sur le zizi.
LE MAIRE : Et en quoi on devrait t’en vouloir ? Ce n’est pas pire que les loups galeux.
Euclid : Ben au lieu de mourir en quelques minutes, vous allez tous mourir après 7 jours de souffrances atroces. Mais un point positif, la communauté des hameaux a relancé le débat sur la création d’une loi pour l’euthanasie.
ASSEMBLEE : …
LE MAIRE : Tu es vraiment une enflure de première. Comment peux-tu être aussi pourri, dégueulasse, égoïste…..
Euclid : Mais dans ma grande bonté, je suis prêt à vous guérir par mes pouvoirs de divin protecteur des hameaux. Mais en contrepartie, vous devrez me rendre un service
LE MAIRE : On est prêt à tout, sauve nous, ô notre grand maître
Euclid : Me vénérer éternellement
LE MAIRE : Ca c’est facile.
Euclid : Et retaper tout l'épisode 1 « Loups galeux d’un tierce lieu ».
LE MAIRE : Quoi ????? T’en as pas marre de nous saouler et prendre la tête avec tes sagas pourries ? Tu te rends compte à quel point on en s’en fout de ta parodie de crotte ? Encore tu nous payerais gracieusement, mais en plus t’es radin comme pas permis. Non pour moi c’est clair, plutôt crever que jouer dans un troisième volet.
Euclid: Bon, eh bien tant pis. A chacun sa mort.
LE MAIRE : (réfléchissant) … Attends pas si vite, j’accepterai mais à une condition …
Euclid : Laquelle ?
LE MAIRE : (chuchotant) La voyante, tu me la dégommes sur ton troisième épisode. C’est à prendre ou à laisser.
Euclid : Marché conclus.
LE CHASSEUR : Alors on continue ?
Euclid : Oui, mais faut attendre un petit moment. Le dernier épisode de cette trilogie devra attendre un petit moment avant de sortir. Il devra attendre la venue de l’ère du luxe …
FIN … de l’épisode 2 seulement rassurez-vous
P.S. J'abandonne Manu95 va me remplasser pour le numéro 3
L'épisode trois dans le prochain Hebdo!
Dernière modification par euclid (24-01-2010 18:17:55)
Hors ligne
comic 3:
Les loups galeux d’un Tierce lieu Episode 3
L’ère de Luxe … Heu, non, mince … Le vil âge
Introduction
Dans le ciel, un oiseau noir sort des bois et survole les champs en direction du petit village que, maintenant j’espère, vous connaissez tous. Ou alors c’est que vraiment, vous n’avez rien capté à mes parodies, et que vous n’avez rien à fiche ici. Toi par exemple ! Oui, toi avec ton air benêt, tu peux me dire quel est le nom de ce village si connu ? Hein ? Thiercelieux ? Tête de moineau, tu cherches les coups ? C’est un tierce lieu, triple crétin. Sors d’ici idiot, et reviens quand tu auras lu l’épisode 1 et 2 des loups galeux d’un tierce lieu, avant d’oser revenir me voir. Oui des loups galeux, pas des loups garous. Bon, tout le monde a compris que c’est une parodie ? Tant mieux, tant mieux… tant mieux pour vous surtout. Bref, reprenons. Le corbeau à présent, entre dans le petit village (le temps que je vous explique tout ce que certains auraient du savoir s’ils avaient révisé). Mais soudain, une déflagration déchire le ciel, et le volatile dans la foulée s’écrase au sol telle une fiente chutant gracieusement du séant d’un pigeon voyageur.
LE CHASSEUR : Ca c’est fait.
Aussitôt, son regard est attiré par un petit bout de papier, resté en le bec du piaf. En effet, maître corbeau, sur le sol étalé, tenait en son bec un message. Le chasseur, avec toute la délicatesse qui le caractérise, arrache le papier et en lit le contenu.
LE CHASSEUR : « Joy – eux - anni – ver – saire – monsieur – le – maire ». Et bien, voilà une bonne nouvelle. On va pouvoir faire la fête et se torcher la tronche jusqu’à pas d’heure.
Le chasseur se relève et s’en retourne chez lui, écrasant et tuant au passage le cadavre du corbeau déjà mort.
Nuit 1
Une meute de loups galeux s’arrête à la lisière de la forêt. Un Loup à la fourrure argentée, dont la corpulence est bien plus imposante que celle de ses frères, prend la parole.
LOUP GALEUX BLANC : Toute la meute au rapport !
C’est alors qu’une poignée de loups galeux se réunissent vers le vieux loup à la crinière d’argent.
LOUP GALEUX BLANC : Cette nuit, nous entamons la première partie du plan. Mais j’exige que vous n’attaquiez pas. Seul l’un de vous ouvrira le bal. Un loup galeux suffisamment fort et puissant pour pouvoir attaquer notre première cible. Et une cible de choix. Je vous présente mon apprenti. Dark Morsure … Dark Morsure ? … Tu ramènes ta fraise crétin dégénéré ?
DARK MORSURE : (sortant de l’ombre) Oui mon maître ?
LOUP GALEUX BLANC : Tu vas attaquer seul le salvateur. Il ne fera pas le poids face à tes talents.
DARK MORSURE : Enfin nous nous ferons connaître du village, enfin nous aurons notre revanche.
LOUP GALEUX BLANC : Tu as été bien formé, mon apprenti. Maintenant file accomplir ta mission.
DARK MORSURE : C’est comme si c’était fait, mon maître.
Et dans la foulée, le vigoureux loup galeux détale vers le village. Il ne met que peu de temps à localiser sa cible, qui inconsciente, se balade seule dans le village en sifflotant. Dark Morsure fond alors sur sa future victime en poussant un terrible grognement. Griffes et crocs sortis, il se heurte très douloureusement à une barrière protectrice, un mur invisible. Dark Morsure n’en démord pas et rebondit sur sa victime, mais à nouveau il se heurte au mur. Le salvateur, quant à lui, continue de marcher en sifflotant, comme si de rien n’était. Les tentatives du loup galeux sont nombreuses et vaines, et ne cessent que lorsque la cible rentre en sa maison, et s’enferme à double tour. Dark Morsure, enragé, fini par abdiquer, et retourne à la tanière de sa meute.
DARK MORSURE : (baissant les yeux) J’ai échoué mon maître. Veuillez accepter mes excuses.
Le loup galeux blanc plante alors ses longues griffes dans le poitrail de son apprenti, le touchant en plein cœur.
LOUP GALEUX BLANC : Excuses acceptées, cher apprenti.
DARK MORSURE : arrrrrglllll rrrrahhhhhhhhhhhh !!!
Le loup galeux s’écroule sur le sol, et lève une dernière fois la tête et les yeux étonnés vers son assassin.
DARK MORSURE : (d’une voix normale) Mais comme ça, en passant, avant de mourir, pourquoi il y a tant de similitudes avec des scènes, des répliques, et des personnages de Star Wars ? C’est idiot, y a pas de rapport.
LOUP GALEUX BLANC : Heu, en fait c’est l’ancien, tu sais, il a doublé la voix de Yoda ? Et bien du coup, vu que c’est une star, il se permet de faire des exigences sur son personnage, son texte, et le scénario de Maître Manu95. Bref un pathétique caprice de star, et notre producteur a accepté tout bêtement.
DARK MORSURE : ah ok. (agonisant de nouveau) Argggg rrrraaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh ….
Et Dark morsure ferme ses yeux de feu.
Jour 1
Sur la place du village, une grande festivité a lieu en l’honneur du maire, puisqu’ en ce jour bénis, il vient de se prendre une année de plus dans la tronche. Déjà bien arrosés, le chasseur et la sorcière chantent à tue tête.
LE CHASSEUR ET LA SORCIERE : (en chantant) Du rhum, des femmes, et d'la bière nom de Dieu!
Un bûcher géant, pour cramer tant qu'on veut.
Des loups galeux, c'est ça qui rend heureux.
Qu’Osuniev nous emporte, on a rien trouvé d'mieux…
LA VOYANTE : (irritée) Bon sang, vous pouvez pas arrêter de brailler un peu, je peine à trouver mon chakra.
LA SORCIERE : (taquine et bourrée) Oh la sainte nitouche hic, laisse-nous nous éclater en paix hic, d’autant que tu ne l’as jamais trouvé hip ton chat crade.
LA VOYANTE : Chakra, on dit chakra ! Toi de toute façon, à part empoisonner ton monde et coucher avec des ivrognes, tu ne fais guère mieux. Au moins je n’ai pas souillé mon honneur, moi.
LE CHASSEUR : C’est sûr, tu n’as jamais réussi à te trouver un gars. Tes soit disant dons ont même été inutiles pour ta vie privée. Je suis sûr que tu es encore bien chaste héhéhé.
LA VOYANTE : (se levant et partant dégoûtée) Bande de porcs.
LA SORCIERE : (se tournant vers le chasseur) D’ailleurs, en parlant de chasteté, bel homme fort, hip, souhaites-tu me la remettre en question ?
LE CHASSEUR : Dans tes rêves ma vieille. Même avec 5 grammes de gnôle par litre de sang, je te trouve encore trop répugnante et repoussante … l’odeur tu comprends ? (se levant aussi) D’ailleurs, j’crois que j’ferais mieux d’aller pisser.
LA SORCIERE : …
Le chasseur s’en va alors vers la lisière des bois pour soulager son besoin naturel. Mais il revient très vite vers les festivités, le teint blême. Quelque chose de terrible a été jusqu’à le dégriser d’un coup. Ce dernier crie à la foule, qui est non pas déchaînée, mais bien bourrée quand même.
LE CHASSEUR : Aleeeeeeeeeeeeerteeee rouuuuuuuuuuge !!!!!!!!!!!!!!! Les loups galeux sont de retour !!! J’ai vu le cadavre d’un d’entre eux à la lisière de la forêt, le poitrail éventré.
LE MAIRE : Encore ? Mais ils n’abandonnent jamais ceux la ! Bon ne paniquez pas, ne courez pas, restez calme et sans pleurer. Nous enclencherons la procédure habituelle. Quelqu’un a t-il quelque élément à nous fournir ?
L’assemblée se tourne alors vers la voyante.
LA VOYANTE : Ben quoi ? Qu’est ce que vous avez à me regarder ?
LE MAIRE : Rien rien, une mauvaise habitude qu’ils ont. Certains n’ont toujours pas compris que tu ne serviras jamais à rien.
LA VOYANTE : Hé ho, cette fois j’ai quelque chose. Un courrier, étrange car pas d’expéditeur … ni de timbre. J’ai d’ailleurs dû payer l’amende à la poste.
LE MAIRE : Ha et il disait quoi ?
LA VOYANTE : Ben le postier ? Qu’il était désolé mais que c’est la loi.
LE MAIRE : Crétine, le courrier disait quoi, je m’en tamponne du facteur.
LA SORCIERE : (se tortillant les cheveux blancs) Moi ça peut m’intéresser le facteur.
LE MAIRE : Toi, la dévergondée, boucle la. Alors voyante ?
LA VOYANTE : Ben je l’ai pas ouvert, il y avait marqué sur l’enveloppe : « A n’ouvrir et lire que lors du prochain conseil du village ». Tenez lisez le, je ne sais … pas bien lire.
LE MAIRE : Ah oui, j’avais oublié, pffff. (ouvre l’enveloppe) Bon y a marqué : « La voyante est incompétente, il faut la brûler ».
LA VOYANTE : Hein ????
LE MAIRE : C’est pas un scoop, mais je pense que l’on devrait suivre son avis. Et puis Manu95 m’a fait une promesse à l’épisode précédent, non ?
MANU95 : Laisse-moi en dehors de cela.
LE MAIRE : C’est ça, producteur sans parole. Bon on entame le bûcher ?
L’ANCIEN : L’agitation, la précipitation, le pouvoir, tout cela, un grand sage ne le souhaite point.
LE MAIRE : Qu’est ce que tu baves papy ?
L’ANCIEN : Me respecter tu dois. Une terrible nouvelle à vous annoncer, j’ai.
LE MAIRE : Tu parles toujours comme un demeuré, ou tu le fais exprès pour m’irriter ?
L’ANCIEN : Des cours de langue je prends.
LE MAIRE : Ca doit pas être du français alors. Bon alors c’est quoi ta nouvelle terrifiante.
L’ANCIEN : Depuis 25 ans, l’évolution de la galeuterie dans la région j’observe. Depuis 25 ans, une malédiction notre village menace. Un ennemi terrible, un loup galeux sanguinaire, de s’en prendre à nous projette. Puissant il est, seul moi, puis le vaincre. Et hélas, sa présence j’ai ressenti. Bientôt il sera la, peut être l’est-il déjà d’ailleurs.
LE MAIRE : Hein ? Heu, comment tu peux savoir tout cela ?
L’ANCIEN : Mes pouvoirs ne sous estime pas, jeune homme. C’est une de mes vieilles connaissances, et lorsque je dis qu’il est ici, c’est qu’ici il est.
LE MAIRE : Je veux bien te croire, mais que faire alors s’il est si puissant ?
L’ANCIEN : Des habitations nouvelles tu souhaites nous proposer. Bonne idée que cela est. Vous y réfugier vous devez.
LE MAIRE : Quoi ? Comment connais-tu mon projet secret ? Hem bon, j’ai compris, tu es trop fort, bla bla bla. Bon, en effet, j’ai des maisons à vous proposer. Chacun pourra bénéficier d’un petit commerce éventuellement, je vous donne à chacun la distribution dans cette enveloppe individuelle.
20 minutes plus tard.
LE CHASSEUR : (râleur) Quoi ? Une chapelle ? Pourquoi pas me proposer d’être cureton, tant que vous y êtes ?
LE MAIRE : Ben c’est le cas mon cher électeur. Tu es un prêtre à présent. D’ailleurs songe à t’auto-confesser, parce que tu souilles encore ce sanctuaire, avec toutes les victimes de ton impulsivité.
LE CHASSEUR : Tu sais où tu peux te le mettre ce sanctuaire ?
LA SORCIERE : L’école ? C’est une blague ? Je suis à la retraite, et je ne supporte pas les morveux.
LE MAIRE : Jadis tu as été institutrice, notre instit. Donc tu dois aimer les enfants, et de toute façon, tu n’a pas le choix. Je te demande d’être instit, tu la fermes et tu obéis. Tu es fonctionnaire, et donc mobilisable à tout moment, si tu veux que je te rappelle la loi.
LA SORCIERE : C’est un cadeau empoisonné que vous me faites là, monsieur le maire. Soyez vigilant à ce que je ne vous en fasse pas un à ma manière.
L’IDIOT DU VILLAGE : Ouais !!!!!!!!!!! Z’ai un magasin pour raser les barbes. Ze suis un barbier.
LE SALVATEUR : (horrifié) Heu, monsieur le maire, confier cette boutique à ce débile profond, où est la pertinence ?
LE MAIRE : C’est le seul qui ne tranchera pas la gorge d’un habitant juste par chamaillerie. Hum, et vous l’ancien, vous avez quoi ?
L’ANCIEN : Mon manoir je garde, mais cela, déjà je le savais. Vous aussi d’ailleurs.
LE MAIRE : Logique. Pour ma part, je deviens le bailli.
MANU95 : Au fait, tu deviens bailli, mais tu n’es plus maire.
LE MAIRE : (révolté) Comment ? Depuis quand ?
MANU95 : Oui, vu qu’il n’y a pas de mairie dans un tierce lieu, tu ne peux pas être maire. J’ai mis trois épisodes pour m’en rendre compte, mais bon, c’est comme ça. Le maire en fait, c’est un capitaine, mais seuls les fermiers peuvent être capitaine. Donc tu ne peux même pas être capitaine, vu que tu es bailli.
LE MAIRE : Tu veux vraiment me pourrir jusqu’au bout toi.
MANU95 : Ce n’est pas moi qui décide. Nous avons des ordres.
LE MAIRE : C’est ça. Bon maintenant je ne vois pas de raisons à ce que l’on retarde plus le bûcher de la voyante.
LA VOYANTE : Quoi ?
L’ANCIEN : Altéré est ton jugement. Réfléchir tu d…
LE MAIRE : (hurlant et lui coupant la parole) Boucle-la, le Dalaï lama. Elle sert à rien, elle nous met tous à cran, elle est inutile, et c’est une promesse d’un divin protecteur des hameaux, à savoir Manu95. Brûlez-la !!!
La voyante n’a pas le temps de protester, que tout le village, hormis l’ancien, se rue sur elle et l’attache sur un bûcher. Cette fois, un habitant avait du feu. Il a une tronche bizarre, mais au moins il fournit en allumettes le village, alors on lui en veut pas … sauf la voyante. Du moins, avant qu’elle ne périsse.
Nuit 2
LOUP GALEUX BLANC : (s’adressant à la meute) Restez ici ! Je veux qu’aucun d’entre vous ne bouge. Celui qui désobéit subira le même sort que Dark Morsure. Cette nuit, pas de repas. Je me charge de trouver …. un nouvel apprenti. Beaucoup plus jeune, et qui deviendra beaucoup plus puissant.
Le loup galeux blanc se retourne et court à une vitesse surhumaine, en direction du village. Une fois sur place, il guette prudemment chaque ruelle, traquant sa cible. Et soudainement, elle apparait. Un jeune garçon, qui a pris pour habitude de sortir chaque nuit se soulager derrière un tas de bûches. Le loup galeux blanc bondit devant lui, lui barrant le chemin du retour.
PETIOT : (remontant sa braguette) Z’êtes qui m’sieur ?
LOUP GALEUX BLANC : Soit ton pire cauchemar, soit ton libérateur. A toi de voir.
PETIOT : (apeuré) Je préfère que vous soyez libérateur alors.
LOUP GALEUX BLANC : (avec un sourire cruel) Alors qu’il en soit ainsi.
Le loup galeux blanc saute sur le petit garçon, et lui mord profondément le cou.
PETIOT : (surpris) Aïiiiieeeeeeeeee !!!!!!!!!!!!!!!!! (tentant de fuir) Maman !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
LOUP GALEUX BLANC : (le rattrapant) Inutile, petit. Ta mère est morte, souviens-toi.
PETIOT : Ah oui c’est vrai, un incendie.
LOUP GALEUX BLANC : Un incendie ? Mouahahahaha, ce que tu es naïf. Veux-tu que je te dise la vérité à propos de ta mère ?
PETIOT : Mais mais mais … elle est pas morte brûlée ?
LOUP GALEUX BLANC : Si, tu as raison sur ce point, mais ce n’était pas un accident.
PETIOT : Hein ?
LOUP GALEUX BLANC : Non. Le village l’a jugée impure. Elle présentait des signes de galeuterie, alors ils se sont chargés de brûler sa maison.
PETIOT : …
LOUP GALEUX BLANC : Et celui qui a dénoncé ta petite maman, commandité ce crime, qui a été jusqu’à bloquer la porte, alors que celle qui t’a materné et aimé hurlait sa mort, c’est ton père.
PETIOT : Nonnnn !!!!!!!!!!!!!
LOUP GALEUX BLANC : Si. Celui la même qui te frappe le crâne contre les murs, qui te rosse de coups à la fourche, celui qui prend plaisir à te maltraiter. Viens avec moi, je t’offrirai le pouvoir. Le pouvoir de te venger, le pouvoir de raser ce village définitivement. D’exterminer cette population, qui t’a ôté ta petite maman que tu aimais tant.
PETIOT : Non !!! Je ne peux pas. Mon père est tout ce qui me reste. J’l’aime malgré tout !
LOUP GALEUX BLANC : Qui n’a pas voulu t’acheter ton slip Spiderman ?
PETIOT : (serrant les poings) mon père. Je viens avec toi, pour lui faire payer. Ce sera bien fait pour lui !
LOUP GALEUX BLANC : Biennnn !!! Biennn !!! Dorénavant je serai ton maître. Je te donnerai plus de pouvoir que tu ne l’aurais imaginé. Et ensemble, nous dominerons ce village et vengerons ta mère.
PETIOT : cooool … je veux dire, oui m’sieur !
LOUP GALEUX BLANC : Désormais, mon apprenti, vous répondrez au nom de « Dark Terror ».
Puis tous deux disparaissent dans la nuit.
Jour 2
LE MAIRE : Aucune victime apparente mes chers concitoyens. Les loups galeux ne semblent pas être une aussi grande menace que ce que notre ancien paranoïaque prétend.
L’ANCIEN : Tant de certitude dans ta voix. Tort cela te portera.
Un homme court alors paniqué vers le regroupement.
LE PERE : (paniqué) Mon fils !!! Mon jeune garçon a disparu !!!
L’ANCIEN : Pas une grande menace vous disiez, monsieur le maire ?
LE MAIRE : Il n’aurait pas fugué tout simplement ? ce sale go… enfin ton petit garçon a déjà fait le mur plusieurs fois.
LE SALVATEUR : Ce n’est pas une fugue cette fois.
LE MAIRE : Comment ça ?
LE SALVATEUR : J’ai vu son petit garçon cette nuit. Il a été soudoyé, puis mordu par un loup galeux à la fourrure argentée. Puis tous deux s’en sont allés vers la forêt.
L’ANCIEN : Alors, bien de retour il est. Monsieur le maire, ce jeune garçon, son disciple il est devenu. Bientôt le petiot deviendra un loup galeux lui aussi.
LE PERE : (suppliant) Nonnn !!! Ne touchez pas à mon enfant ! Il ne fera jamais de mal à personne ! Ne le tuez pas, vous m’entendez !?
L’ANCIEN : Père ingrat, de ta faute cela est.
LE PERE : Comment osez-vous ? Vous insinuez que je suis un loup galeux, vieux fou ?
L’ANCIEN : Non, votre enfant, juste d’avoir maltraité. Ce jeune garçon qui était le vôtre, mauvais traitements de votre part, il a reçu.
LE PERE : (boudant) Je n’ai jamais levé la main sur mon fils.
L’ANCIEN : Ne mentez pas ! Violences, coups, le quotidien de ce jeune innocent étaient. Peur de vous, il avait.
LE PERE : Et qu’est ce que cela change ?
L’ANCIEN : Tout cela change. La peur mène à la colère. La colère mène à la haine. Et la haine mène à la souffrance. Cette nuit, votre enfant souffrait terriblement.
LE MAIRE : En clair, c’est lui le responsable de la conversion de son fils.
L’ANCIEN : D’un certain point de vue.
LE MAIRE : Alors brûlons le bourreau d’enfants.
L’homme ne put protester car très vite, il est soulevé et attaché sur le désormais fameux bûcher. Les flammes crépitaient encore lorsque le maire reprit la parole.
LE MAIRE : Maintenant que devons nous faire ? L’ancien, je m’en remets à votre savoir et votre sagesse. Je m’étais trompé sur votre compte. Vos paroles sont justes.
L’ANCIEN : Bien, de me cirer les pompes arrêtez. La résistance nous devons organiser. De tuer le loups galeux blanc, seul, je dois me charger. Trop dangereux pour vous autres, ce combat peut être. Me préparer je vais. Chez vous barricadez-vous.
Nuit 3
Le manoir de l’ancien, comme prévu, est cette nuit pris d’assaut par la meute. Alors que le seigneur croc d’or reste en retrait, ses sbires pénètrent la demeure silencieusement. Le droïde assassin, G+2PQ, s’active en mode hostile, et dégomme à coup de machette un premier loup galeux. Mais vite il se fait réduire au silence par les autres affreux. Fort heureusement, l’ancien a été réveillé par le vacarme, et furtivement, emprunte un souterrain secret afin de fuir ses poursuivants. Plus tard il sort de la galerie par une porte dérobée derrière un buisson. Il referme sa cachette mais très vite, il se sent épié. Se retournant, il se trouve face au loup galeux blanc en personne. Il savait qu’un jour, il devrait l’affronter. Ce duel était inévitable. Le combat des titans va enfin avoir lieu. Calmement, l’ancien fixe son adversaire et laisse tomber au sol sa longue tunique vert pomme.
L’ANCIEN : J’ai su qu’un nouvel apprenti vous aviez, loup galeux blanc. Ou devrais-je dire, seigneur croc d’or.
LOUP GALEUX BLANC : Maître l’ancien, vous avez survécu ?
L’ANCIEN : Surpris vous êtes ?
LOUP GALEUX BLANC : Votre arrogance vous masque l’ampleur du désastre. La galeuterie la plus absolue va enfin pouvoir se déchaîner.
Sans prévenir, avec une vitesse vertigineuse, le loup galeux blanc bondis sur l’ancien, et lui donne un violent coup de patte dans le ventre. L’ancien est projeté avec force sur une bonne dizaine de mètres en arrière, soulevant au passage les feuilles d’automne jonchant le sol. Le loup galeux s’approche alors de son adversaire à terre.
LOUP GALEUX BLANC : Ah ah ah ah ah ah, c’est un moment que j’attendais depuis bien longtemps, misérable petit cafard. Ah ah ah ah ah ah, enfin votre hameau n’existera plus.
L’ANCIEN : En tous cas, pas tant que mon mot à dire j’aurai.
Sur son dernier mot, l’ancien avec une grâce incroyable, tente de déséquilibrer croc d’or avec un croche patte, tout en se relevant. Le seigneur l’esquive d’un bond en arrière, et ricane.
LOUP GALEUX BLANC : Comme vous le voyez, mes talents surpassent ceux de n’importe quel autre villageois à pouvoir, y compris vous, l’ancien.
Croc d’or retente la même attaque rapide sur son adversaire, mais ce dernier évite son coup de patte avec un réflexe surnaturel.
L’ANCIEN : Beaucoup il te reste à apprendre, mon ancien élève.
LOUP GALEUX BLANC : Il est clair que notre combat ne se règlera pas à notre simple force, mais bien au duel aux griffes et sabre, à la main.
Le seigneur croc d’or tend alors ses deux pattes avants, et déploie de très longues griffes acérées, dont la taille est aussi démesurée que la solidité. L’œil vif, il toise l’ancien avec une certaine assurance. Ce dernier, de son côté, a gardé sa sérénité, et jetant un œil aux 10 griffes de 30 cm qui arment son adversaire, dégaine lentement mais sûrement de son fourreau un sabre d’argent. Alors s’ensuit un duel lame contre griffes sans précédent. La rapidité et l’agilité avec laquelle les deux adversaires combattent est telle que même un œil averti peinerai à les suivre. Les tintements de la lame contre les griffes brisent le silence à un rythme frénétique. Soudainement, le sabre de l’ancien s’entrechoque avec les griffes du seigneur croc d’or.
L’ANCIEN : Bien battu tu t’es, mon ancien élève.
LOUP GALEUX BLANC : Ce n’était qu’un prélude.
Le seigneur croc d’or disparaît alors comme par enchantement dans la forêt. L’ancien, le calme revenu, se rend compte que le premier coup qu’il a reçu a laissé une profonde blessure.
Jour 3
Déjà la population s’était regroupée sur la place du village, lorsque le maire, qui s’est réveillé un peu tardivement, arrive en criant à tue tête.
LE MAIRE : Réunion du village !
LE CHASSEUR : Ca ne va pas d’hurler comme ça ? On est déjà tous là. Tu es à la bourre.
LE MAIRE : Hem, hum, heu … Quelles sont les nouvelles ?
LA SORCIERE : L’ancien a disparu, son manoir a été attaqué par une meute de loups galeux.
LE SALVATEUR : L’un d’eux a été éliminé grâce au système de défense du bâtiment, mais son propriétaire est introuvable, hélas.
LE MAIRE : Il n’est peut être pas encore mort ?
L’ANCIEN : Non ! Pas encore.
Le vieil homme sort d’un angle de rue, boitillant et se tenant le ventre.
LE MAIRE : L’ancien, vous allez bien ? On a eu si peur.
L’ANCIEN : Le loup galeux blanc, affronté je l’ai. Mais le seigneur croc d’or, trop fort était. Mon échec je dois admettre.
LE MAIRE : Seigneur croc d’or ?
L’ANCIEN : Le nom du loup galeux blanc c’est.
LE MAIRE : Ah ok. C’est cool comme nom, j’aime bien. Ca fait assez méchant.
LA SORCIERE : Mais mais, maître l’ancien, vous êtes blessé ? Je vous soigne ?
L’ANCIEN : Je ne préfère pas. A ma vie je tiens.
LA SORCIERE : (murmures) Imbécile.
LE SALVATEUR : Sinon, à part l’attaque de cette nuit, aucun élément ?
LE MAIRE : Non. Ah si, j’ai reçu un message d’un délateur anonyme. Nous avons une sorte de corbeau dans le village.
LE CHASSEUR : Ahhhh voila une chose intéressante. Qui allons-nous buter ?
LE MAIRE : (lisant le message) « L’hygiène corporelle de la sorcière est plus que douteuse, surtout pour une institutrice »
LA SORCIERE : (révolté) Quoi ? Qui ose dire ça ?
LE CHASSEUR : (pointant son fusil sur la sorcière) Bon ben, ça sous entend la gale non ? Et donc un loup galeux.
L’ANCIEN : Bien pressé d’ôter la vie tu es. Prêtre tu es, ne l’oublie pas.
LE CHASSEUR : Ouaip, et j’ai jamais choisi de l’être.
L’ANCIEN : Non, pas un choix c’est. Ta destinée c’est. Un pouvoir cela t’octroie. Confesser un habitant tu peux. Hum par exemple, la sorcière. Ainsi, fixés nous serons.
LE CHASSEUR : Hum, très bien. Mais si elle s’avère être un traitre, je la bute sans attendre. (s’adressant à la sorcière) Toi viens avec moi au confessionnal.
LA SORCIERE : Je te suis. De toute façon, je n’ai rien à cacher.
Une dizaine de minutes se passent, puis les deux protagonistes ressortent, le chasseur avec un petit sourire étrangement satisfait et une impression de plénitude sur le visage.
LE CHASSEUR : Bon, suite à sa confession, elle m’a appris deux choses, notre sorcière bien aimée. D’une, elle est blanche comme neige. Elle n’est pas un loup galeux. De deux, c’est une sacrée cochonne….
LA SORCIERE : (faisant la moue) Je ne sais pas comment prendre ça.
LE SALVATEUR : Evidemment, tu n’as plus le pouvoir de confesser maintenant.
LE CHASSEUR : Ca m’arrangerait, j’en ai bien assez de passer pour un cureton. Mais, par quel miracle vieux ?
LE SALVATEUR : Tu n’as droit qu’à une confession par partie.
LE CHASSEUR : Gnééééééé ?
LE SALVATEUR : Oui, enfin c’est un pouvoir unique, mais il se trouve que je suis le rebouteux et donc, je peux user de mon pouvoir unique, pour te redonner ton pouvoir unique que tu as déjà utilisé.
LE CHASSEUR : J’ai pas compris un fichtre mot de ce que tu m’as bavé vieux.
LE SALVATEUR : Bon, en clair, je vais te redonner une confession.
LE CHASSEUR : Ah non j’en ai plein le cul de tout ça.
LE SALVATEUR : Si, ce sera utile. Utilise-la de suite sur quelqu’un, qui a du pouvoir par exemple.
LE CHASSEUR : Fait chier. Bon, je l’utilise sur toi
LE SALVATEUR : Hein ? Mais je pensais que le maire, c’était plus pertinent, et …
LE CHASSEUR : La ferme et viens avec moi, qu’on en finisse avec ces clowneries. De toute façon, j’ai cru entendre que tu avais aussi des pouvoirs.
LE SALVATEUR : humm
Comme avec la sorcière, les deux s’isolent dans un isoloir.
LE CHASSEUR : Bon allez, parle, raconte moi toute ta palpitante vie.
LE SALVATEUR : (lui tendant un carré de carton avec un petit dessin dessus) Tiens voila.
LE CHASSEUR : C’est quoi c’truc ?
LE SALVATEUR : Mon rôle.
LE CHASSEUR : Quoi ?
LE SALVATEUR : Ben pour savoir si je suis un loup galeux, c’est dessiné sur la carte ce que je suis.
LE CHASSEUR : L’autre vieille chouette m’a jamais montré ce machin. Elle m’a tenu la jambe dix minutes, après ça m’a soulé. Raconte-moi toi-même ta vie, je comprend rien à ces petits cartons.
LE SALVATEUR : On est pas sortis de l’auberge.
Un quart d’heure plus tard le chasseur ressort triomphant.
LE CHASSEUR : J’en tiens un ! J’en tiens un ! C’est un loup galeux, il a des poils, plein de poils !
LE SALVATEUR : (gêné) Heu, non mais c’est juste naturel et humain, j’ai du poil au cul, ça peut arriver non ?
LE CHASSEUR : (pointe son fusil) mon cul oui. T’es le seigneur croc d’or en fait.
LE SALVATEUR : hooooo !!! hooo !!! Attends !!!
LE PYROMANE : (défoncé) Heyyy maannnnn, sois en paix, hihihihi. Pose ton machin truc, et viens avec nous fumer notre bidule chouette, tu verras, c’est l’extaaaaase.
L’ANCIEN : (outré) Non ! Moins con tu dois être, jeune apprenti. Arrêter le cannabis tu dois !!!!
LE PYROMANE : Hooo, le Dalaï lama, tu devrais t’y mettre aussi hihihi. Et le grand révérend avec son fusil aussi.
Mais un coup de fusil éclate, et le salvateur s’effondre sans vie.
LE CHASSEUR : Le grand révérend, il vous emmerde.
LA SORCIERE : (tournée vers le maire) Tu ne dis rien toi ? Avant tu nous hurlais dessus à chaque fois qu’on s’engueulait.
LE MAIRE : (concentré sur un Sudoku) Je m’en tape mais à un niveau, tu ne peux pas imaginer. Vous pouvez brailler, vous entretuer, gagner des concours mondiaux de stupidité, à partir d’aujourd’hui, je m’en tape.
L’ANCIEN : Longue sera la nuit.
Et le village s’en va se coucher.
Nuit 4
L’ancien rôde dans le village. Deux ombres furtives passent derrière les murs. Le vieil homme tente de les suivre, mais derrière lui, une voix le stoppe dans son élan.
LOUP GALEUX BLANC : Comme on se retrouve, l’ancien.
L’ANCIEN : Seigneur croc d’or.
LOUP GALEUX BLANC : Vos pouvoirs faiblissent vieil homme. Je le perçois. Votre fin ne sera pas aussi paisible que vous l’auriez imaginée.
L’ANCIEN : Comme toujours, aussi peu mes pouvoirs tu perçois. Aussi peu que le goût de la nourriture une casserole perçoit.
LOUP GALEUX BLANC : (avec mépris) Vous fûtes autrefois mon mentor, mais aujourd’hui, c’est moi le maître.
L’ANCIEN : Si tu me terrasses, plus puissant que tu ne l’imagines je deviendrai.
LOUP GALEUX BLANC : Tu seras mort, laisse-moi rire. Tu feras quoi ?
L’ANCIEN : Ben … heuuu …. un fantôme je deviendrai.
LOUP GALEUX BLANC : Et tu auras la possibilité d’exercer un certain pouvoir sur moi ?
L’ANCIEN : Heuuu non …
LOUP GALEUX BLANC : (moqueur) oulaaaaa j’ai peur.
L’ANCIEN : Bon prêt tu es ?
LOUP GALEUX BLANC : (dans un long ricanement) Et comment.
L’ANCIEN : Alors z’y va, frappe moi, le moment c’est.
Le seigneur croc d’or lève ses griffes afin de porter le coup de grâce. L’ancien qui avait tout prévu jette alors un fumigène, se déshabille pour, une fois les gaz dissipés, ne laisser trace que de sa tunique, et s’éclipse. Mais hélas, cette dernière action avorte. En effet, dans sa tentative de fuite, il se prend les pieds dans ses vêtements au sol, et s’étale tout nu comme une crotte. Alors que le seigneur croc d’or est sur le point de rabattre ses griffes acérées sur l’ancien, un hurlement arrête son geste.
L’ANCIEN : (toussant) Meeeeerde, croc d’or, attends !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Benné je me suis!!!!!
La fumée se dissipe alors.
LOUP GALEUX BLANC : Mouhahahahahahaha ! Pauvre fou, tu as loupé ton scénario de sortie. Bon, tant pis. J’en ai marre de perdre du temps pour tes petits caprices de starlette. Pour une fois, tout ne se passera pas comme tu l’avais prévu. Adieu mon ami.
Et ce dernier plante ses griffes dans le cœur de l’ancien, qui n’a pas le temps de dire ouf.
L’ANCIEN : (tentant de dire ouf) Ou … O ….. arrrrggggglllllll……….
Pendant ce temps, dans le manoir de l’ancien, deux loups galeux s’introduisent afin de piéger le maître, si toutefois il réussit à fuir croc d’or. Mais à l’étage une voix joyeuse résonne.
LE PYROMANE : Tiens, fume moi ça mon frère. C’est trop cooooollll, je vois Manu95 à poillllll hihihihi.
L’IDIOT DU VILLAGE : (portant le mégot suspect à ses lèvres) Gnnnnnaaaaaa ? hummmfffffffffffff sfuuufffff. Burrrrp. ….
LE PYROMANE : Hé maaaan, je vais essayer un nouveau truc détonnant. En mélangeant l’herbe avec du kérosène (verse un jerrican du mélange dans un seau), saupoudré de poudre noire, voila de quoi se faire un méga machin à rouler de ouf, man. Hihihihi. Et si on met cela dans une grosse bouteille et que j’allume dedans, on pourra snifer au goulot hihihi. Ça s’appelle un bang man. Un bang bang bang, hinhinhinhin. Avec ça, t’es toujours gagnant man hihihihi (termine sa préparation). Reste plus qu’à allumer le tout.
Au moment ou le jeune défoncé craque l’allumette, un vlouuuuf et une lueur jaune orangé illumine toutes les fenêtres du bâtiment. Ce dernier devient vite un grand brasier, et 5 minutes plus tard, deux imbéciles couverts de suie en sortent indemnes, tandis qu’à l’intérieur de l’ancien manoir, des hurlements de douleur déchirent la nuit.
Jour 4
LE MAIRE : C’est une tragédie, un drame, une catastrophe, un cataclysme, l’apocalypse, le chaos, la fin du monde, la fin des temps, la fin de l’univers, la …
LE CHASSEUR : (s’impatientant) Bon tu accouches au lieu de tourner autour du pot ?
LE MAIRE : Oui oui, j’ai une terrible nouvelle. Une affreuse, déprimante, choquante, triste douloureuse, handicapante, mortelle, …
LA SORCIERE : (fronçant les sourcils) Monsieur le maire, vous nous le dites ?
LE MAIRE : … mauvaise nouvelle. Notre grand maître, notre guide, notre héros, a été tué par un loup galeux cette nuit. Sans doute l’œuvre de croc d’or.
LE CHASSEUR : L’œuvre ? C’est un artiste maintenant ?
LE MAIRE : Pfff ignorant. C’est une métaphore, une image quoi. Bref, c’est une perte irréparable qui scelle notre destin.
LE CHASSEUR : Heu, en quoi c’est si dramatique que le vioque soit crevé ? Il ne servait qu’à parler à l’envers et baver de la crotte.
LA SORCIERE : Tu es si naïf. C’était le seul à pouvoir contrer croc d’or. Il le connaissait suffisamment pour le confondre parmi nous, et pour le vaincre en duel. (soupirant) Il était notre dernier espoir.
LE MAIRE : Hélas, et aujourd’hui, la lutte est vaine. Inutile de résister, attendons notre mort.
LA SORCIERE : De toute façon, je suis trop déprimée pour faire des potions.
LE MAIRE : Nous le sommes tous, nous devons donc perdre nos pouvoirs.
L’IDIOT DU VILLAGE : Chic ! Ze vais devenir intelligent.
LE MAIRE : C’est pas un pouvoir, ton idiotie. C’est une fatalité, faudra t’y faire à vie.
MANU95 : Oui, enfin ça dépend de l’interprétation des règles. Logiquement, l’idiot ne l’est plus, dans la mesure où les villageois perdent leur pouvoirs spéciaux. Et l’idiot du coup, même dévoilé, selon une variante, est exécuté car le village perd la sagesse de l’épargner.
LE MAIRE : … Et à part pourrir mes arguments, tu parles pour nous dire quoi ?
MANU95 : (vexé) Et bien, … heu … adieu, et toutes mes condoléances.
LE MAIRE : (une fois manu95 parti) Quel crétin celui là. Bon, on perd tous nos pouvoirs, sauf l’idiot qui reste bête.
LE CHASSEUR : Ca me va. Par respect pour l’ancien, je n’userai plus jamais d’une arme à feu.
Un oiseau se pose sur un tonneau, portant à la patte un message. Le maire attrape la missive.
LE MAIRE : Le corbeau lui aussi ne nous aidera plus par la suite, mais nous avons reçu cette nuit son dernier message. Je le lis : « Le chasseur a beau promettre le contraire, il ne tiendra pas 5 minutes sans dégommer un habitant au fusil. C’est une brute sans parole »
Le chasseur dans une colère insoutenable, canarde le volatile d’une pluie de plombs.
LE CHASSEUR : (violet de colère) Moi sans parole ? Qui ose encore le dire que je le fume ?
LA SORCIERE : Heu, tu viens de lui donner raison par ton comportement et …
LE CHASSEUR : (louchant sur la sorcière) Tu veux que je lui donne aussi raison avec toi vieille peau ?
LA SORCIERE : (se faisant toute petite) Heu non non.
LE PYROMANE : Au fait, maaaan, de quoi il est mort l’ancien ?
LE MAIRE : D’un coup de griffe en pleine poitrine, dans une ruelle étroite. D’ailleurs, chose étrange, son manoir a été dévasté par un incendie cette nuit, et seuls les cadavres de deux loups galeux ont été trouvés.
LE PYROMANE : Hinhinhin, c’est marrant.
LE MAIRE : Je ne vois pas en quoi.
LE PYROMANE : Ben, c’est moi cette nuit, en testant une nouvelle expérience trooop fun, que j’ai cramé la baraque. Comme quoi, mes produits ne nuisent pas tant que cela à la santé puisqu’ils ont tué deux loups galeux hihihi. Ils sont même utiles.
LE MAIRE : C’est surtout utile à ta stupidité.
LE PYROMANE : Hey man, si je perds mon pouvoir, comment je vais pouvoir me relaxer à la fumette ? Faut être plus peace and love man.
LE MAIRE : Tiens, en voila pour preuve : tu réagis trois plombes après. Mais ne t’en fais pas, tu perds juste ton pouvoir de cramer des baraques. Tu peux continuer de te griller les neurones à volonté.
Soudainement, le chasseur tire un coup de fusil en direction d’une ruelle.
LE MAIRE : Tu es devenu complètement frappé non ?
LE CHASSEUR : Y’avait une ombre la bas, et j’ai entendu une voix.
LE MAIRE : Tu te prends pour Jeanne d’Arc maintenant ?
Mais le chasseur n’a pas le temps de répliquer qu’une silhouette, lumineuse en forme de vieux barbu sort de la dite ruelle. Cette forme intouchable et transparente d’une vive lueur douce, s’avance vers le maire.
LE MAIRE : L’ancien ?
FANTÔME DE L’ANCIEN : (chantant) Oui, l’ancien, c’est moi, oui, j’ai un peu changé.
LE MAIRE : Carrément ! Tu es tout pâle, et tu ondules et flottes dans les airs. Comment tu fais ça ?
FANTÔME DE L’ANCIEN : Ben un fantôme je suis.
LE MAIRE : Voilà autre chose.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Comme un évènement spiritisme prends ça. Le seigneur Croc d’or je vais te révéler.
LE MAIRE : Hein ? Et comment le vaincre, je n’ai pas tes talents au combat.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Te démerder tu dois. De toute façon, nombreux encore vous êtes.
LE MAIRE : Nombreux ? A part moi, j’ai un débile profond, une vieille folle, un abruti défoncé du matin au soir, un piaf, un prêtre bourré qui tire sur n’importe qui …
LE CHASSEUR : Le prêtre il te dit d’aller t’faire cuire un œuf.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Et une masse de villageois.
LE MAIRE : De simples moutons tout juste bon à voter.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Pas mon problème c’est. Bon, le seigneur croc d’or je te montre. (pointant du doigt) Lui c’est.
LE MAIRE : Attrapons-le !!! Et lynchons-le !!!!!!
Mais aussitôt, l’habitant incriminé enfile une combinaison à la fourrure argentée et galope vers la sortie du village. Le chasseur dans un réflexe d’ébriété, tire sa dernière cartouche, mais le robuste seigneur croc d’or esquive le projectile avec aisance. Se frayant un chemin dans les ruelles, éjectant d’un redoutable coup de patte les villageois se trouvant malencontreusement sur son passage, il poursuit sa course folle. A l’angle d’une rue, l’idiot se balade insouciant. La créature argentée fonce droit sur lui, et ce dernier ne peut éviter la collision. Le seigneur croc d’or, tout en faisant virevolter l’idiot, ressent en son abdomen une vive douleur. Le rasoir que l’idiot a trouvé dans sa boutique de barbier, vient de perforer la bête. Cette dernière, salement amochée, ralentit sa course, et les villageois parviennent à le retrouver.
LE MAIRE : Il est là ! Butez-le !!!
LE CHASSEUR : %##*µ$#, j’ai plus de munitions.
LE MAIRE : Tu pourrais éviter de jurer au moins.
Mais à peine le maire a-t’il terminé sa phrase, qu’il voit le seigneur croc d’or se jeter dans la rivière, disparaissant dans les tourbillons des courants fluviaux, et laissant pour seule trace de son passage la remontée de timides bulles d’air, éclatant proprement à la surface de l’eau agitée.
LE MAIRE : Comme ça à tout hasard, tu es au courant que dans un tierce lieu, y a pas de fleuve ou grosse rivière ? On y trouve à peine un petit ruisseau tranquille ou un poussin aurait pied.
MANU95 : C’est juste pour la cohérence de mon récit, sinon il n’y aurait pas de suspense et on saurait tous que le loup galeux blanc a crevé. Ça pourrirait un peu l’ambiance.
LE MAIRE : La cohérence, ça devrait être un petit ruisseau, c’est tout. Sinon on est plus dans le même coin.
MANU95 : Si tu le dis.
MAYEULE * : Heu Manu, je t’ai connu plus réactif d’antan. Avec ses remarques tu l’aurais envoyé sur les roses en deux mots avant.
MANU95 : Disons que je suis lassé de ces histoires. Bon vous reprenez votre aventure ?
LE MAIRE : Ok. Bon face à mon impitoyable puissance, le seigneur croc d’or a été vaincu et tué.
LA SORCIERE : Ce n’est pas toi qui l’a tué. Tu aurais du mal à admettre que l’idiot ait été plus fort que toi ?
LE MAIRE : Pffff, c’était un coup de chance. Bon on fête ça ?
LE PYROMANE : Gigateuuuuuufffffffffffffffff !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le village festoie alors la fin de son fléau et sa victoire incontestée. Rires, bouffe et beuveries à volonté par un grand banquet le soir, autour du feu, animent le village qui n’existe pas.
MANU95 : Chers lecteurs, c’est ainsi que s’achève ce dernier volet des loups galeux. Mais rassurez vous, il reste encore à paraître trois hors séries …
LE MAIRE : Quoi, encore ? Tu te reposes jamais toi ?
MANU95 : Jamais.
LE MAIRE : J’étais si soulagé que ce soit le dernier, et tu renchéris sur trois autres. Je te préviens de suite, je souhaite plus de reconnaissance lorsque tu m’engageras pour tes hors séries.
MANU95 : Hum, en fait vous ne serez pas dans les hors séries, enfin d’un certain point de vue.
LE MAIRE : Quoi ?
MANU95 : Ben oui, ce sera pour d’autres persos.
LE MAIRE : Tu nous lâches comme de vieilles chaussettes après nous avoir utilisés, c’est relativement dégueulasse.
MANU95 : Peut être aurais-tu préféré n’en avoir fait aucun ?
LE MAIRE : …
MANU95 : Bon, donc je reprends pour les lecteurs. Trois prochains hors séries afin d’agrémenter ce monde, sortis tout droit de mes fantasmes les plus chers.
MAYEULE : Fantasmes ?
MANU95 : Heuuu humm, rien rien oublie.
La fête reprend de plus belle dans ce tierce lieu. Mais derrière les bosquets, les yeux embués de larmes et de haine, un enfant loup galeux nouvellement nommé Dark Terror regarde la scène, avant de courir seul sur les chemins. Le long de la rivière, une autre ombre reprend sa marche, cachée sous un scapulaire, dans le sens du courant.
FIN
* Voir le hors série 1 pour découvrir qui est Mayeule.
Dernière modification par euclid (24-01-2010 18:14:52)
Hors ligne
Thiercelieu comic : La nuit est sombre et une rencontre entre loup garou a lieu ! La petite fille espionant sur le coin d'une maison ne peu s'empecher de mettre son doigt dans les orifices de son nez. Tout d'un coup elle senti quelque chose s'aprocher d'elle un loup garou AAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! Le lendemain matin on retrouva une petite poupée de laine dans une rue du village . L'heure du vote , les personnes se regardent tous d'un air acusatoir le maire du village s'avence et anonce qu'il est sur a 100% que son voisin de gauche est un loup garou . Le village inquets décide d'écouter le maire et voter!!! Malheure c'est le chasseur du village allors POW! D'un coup sec ,la balle pénétra le corp du maire ! DOUBLE MORT mais! le maire a la grande surprise du village était un loup garou!!!! À SUIVRE
Dernière modification par euclid (24-01-2010 04:28:54)
Hors ligne
Spécial : En total exclu, voici les quelques signes qui peuvent faire pencher le vote :
=> il est anormalement poilu
=>il fait de drôles de bruits la nuit
=>il est soit trop confiant soit trop peu sûr
=>il n'a pas d'opinion ou à la même que 2 autres personnes bizarrement ^^
=>il porte des ponpons roses (rose étant une couleur de LG)
=>il sent mauvais (tu pues le loup, tu pues le loup, ce n'est pas ta faute (reférence friendienne ^^))
=>il parle souvent de bouffe
=>il est souvent capitaine (ou pas)
=>il n'est pas étonné des morts du lendemain, ou fait genre...
=>il a peur du savon, de l'eau et de Mickey mousse
=>il aime blaguer sur sa véritable nature
=IL A LE REGARD FUYANT IL FAIT SEMBLANT DE RIEN IL CHUCHOTTE LA NUIT ET PARFOIT PEU RIRE UN PEU
Dernière modification par euclid (24-01-2010 01:44:52)
Hors ligne
cliquer ici pour aller voir la Gazette Garoute : http://mediaplan.ovh.net/~objectif/loup … ette01.pdf
Version écrite :
juin 2008 numéro 0
C’est beau hein ! Voici une illustration que j’ai reçue au début
de l’année. Je n’ai pas résisté au plaisir de vous la montrer.
La classe hein ! Voici les cordonnées de l’artiste :
Cyrille Bertin illustrateur - Graphiste - www.cyrillebertin.com
Le Qui fait Quoi ?
Voici la liste que j’ai pu
faire des courageux qui
ont proposé leur talent :
fauspatte :
un article à la une
Knux :
Horor-scope
Leloupcreusois :
paparazzi ?
Elpisa :
pigiste
(poêmes et nécrologie)
L’Ancien :
paparazzi
? : Les meilleures citations
? : Calendrier
etc…
Toutes reproductions interdites sans l’accord des auteurs concernés.
Éditorial
En fin de compte vous vous
êtes souvenus qu’à Thiercelieux
exerçait caché dans une ruelle
sombre un petit imprimeur qui
chaquemois publiait à la sueur
de son front buriné et à 12
exemplaires, une feuille de
choux appelée “la Gazette
Garoutte de Thiercelieux”.
Comme dans toutes les
gazettes bien informées, nous
pouvions lire les actualités du
village, quelques rumeurs sur
certains personnages célèbres,
la présentation de nouveaux
villageois, quelques dessins
d’humour et nombre de petites
rubriques totalement délirantes
complétement indispensables.
Grâce à quelques journalistes
(garous) bénévoles, cette belle
gazette va reprendre vie.
Vous pensez avoir une fibre
de chroniqueur ou d’envoyé
spécial ? Oui ! Alors, envoyez
un mail avec votre proposition
d’article, de dessin ou autre à
cette l’adresse mail :
gazette@loups-garous.com
Dès que suffisamment de bon
matériel sera réuni, alors un
nouveau numéro de la gazette
pourra de nouveau être disponible
pour nous tous.
Le village se réveille…
allez, debout les journalistes !
Un grand bravo à fausspatte.
Hervé Marly
Dernière modification par euclid (24-01-2010 18:21:29)
Hors ligne
bravo tu as failli m'avoir
mais non ce n'était que du copié collé t'es un genre de coquille vide ne sachant pratique que le copy/past si j'ai bien compris
Hors ligne
purer comment ta fait pour marquer autant de truc !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Hors ligne
Il n'a rien inventé, c'est jsute un plagia.
Hors ligne
il faudra la supprimer cette discussion!!!!
Hors ligne
copier-coller.
Moi aussi je peux faire ça.
Hors ligne
Maintenant je comprends pourquoi ton grade est . . Franchement cet article sert a rien c'est de la copie de ce qu'a fait manu95
Hors ligne
Franchement, Euclid, si tu veux gagner du grade, tu t'y prend de la pire des façons. Si tu n'as pas le temps d'écrire un article complet, fais des commentaires. C'est toujours apprécié. Mais ne passes pas ton temps à prétendre que tes messages sont authentiques! Personne ne tombe dans le panneau, de toute façon.
ps: En parlant de grade, plus qu'un message avant de devenir un loup garou!
pps: Même si mon grade va devenir celui d'un loup-garou, je serai toujours fidèle aux villageois.
Hors ligne
solveig bravo toi j'ai l'impression que tous tes messages sont utiles (contrairement à moi ? mais naaaaan !)
pour euclid tu vois ta course au grade ça a donné "."
Hors ligne