La meute vous accueille ici pour vous aider à prendre encore plus de plaisir à jouer aux Loups-Garous de Thiercelieux
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Les loups galeux d’un Tierce lieu
Episode 3
L’ère de Luxe … Heu, non, mince … Le vil âge
Introduction
Dans le ciel, un oiseau noir sort des bois et survole les champs en direction du petit village que, maintenant j’espère, vous connaissez tous. Ou alors c’est que vraiment, vous n’avez rien capté à mes parodies, et que vous n’avez rien à fiche ici. Toi par exemple ! Oui, toi avec ton air benêt, tu peux me dire quel est le nom de ce village si connu ? Hein ? Thiercelieux ? Tête de moineau, tu cherches les coups ? C’est un tierce lieu, triple crétin. Sors d’ici idiot, et reviens quand tu auras lu l’épisode 1 et 2 des loups galeux d’un tierce lieu, avant d’oser revenir me voir. Oui des loups galeux, pas des loups garous. Bon, tout le monde a compris que c’est une parodie ? Tant mieux, tant mieux… tant mieux pour vous surtout. Bref, reprenons. Le corbeau à présent, entre dans le petit village (le temps que je vous explique tout ce que certains auraient du savoir s’ils avaient révisé). Mais soudain, une déflagration déchire le ciel, et le volatile dans la foulée s’écrase au sol telle une fiente chutant gracieusement du séant d’un pigeon voyageur.
LE CHASSEUR : Ca c’est fait.
Aussitôt, son regard est attiré par un petit bout de papier, resté en le bec du piaf. En effet, maître corbeau, sur le sol étalé, tenait en son bec un message. Le chasseur, avec toute la délicatesse qui le caractérise, arrache le papier et en lit le contenu.
LE CHASSEUR : « Joy – eux - anni – ver – saire – monsieur – le – maire ». Et bien, voilà une bonne nouvelle. On va pouvoir faire la fête et se torcher la tronche jusqu’à pas d’heure.
Le chasseur se relève et s’en retourne chez lui, écrasant et tuant au passage le cadavre du corbeau déjà mort.
Nuit 1
Une meute de loups galeux s’arrête à la lisière de la forêt. Un Loup à la fourrure argentée, dont la corpulence est bien plus imposante que celle de ses frères, prend la parole.
LOUP GALEUX BLANC : Toute la meute au rapport !
C’est alors qu’une poignée de loups galeux se réunissent vers le vieux loup à la crinière d’argent.
LOUP GALEUX BLANC : Cette nuit, nous entamons la première partie du plan. Mais j’exige que vous n’attaquiez pas. Seul l’un de vous ouvrira le bal. Un loup galeux suffisamment fort et puissant pour pouvoir attaquer notre première cible. Et une cible de choix. Je vous présente mon apprenti. Dark Morsure … Dark Morsure ? … Tu ramènes ta fraise crétin dégénéré ?
DARK MORSURE : (sortant de l’ombre) Oui mon maître ?
LOUP GALEUX BLANC : Tu vas attaquer seul le salvateur. Il ne fera pas le poids face à tes talents.
DARK MORSURE : Enfin nous nous ferons connaître du village, enfin nous aurons notre revanche.
LOUP GALEUX BLANC : Tu as été bien formé, mon apprenti. Maintenant file accomplir ta mission.
DARK MORSURE : C’est comme si c’était fait, mon maître.
Et dans la foulée, le vigoureux loup galeux détale vers le village. Il ne met que peu de temps à localiser sa cible, qui inconsciente, se balade seule dans le village en sifflotant. Dark Morsure fond alors sur sa future victime en poussant un terrible grognement. Griffes et crocs sortis, il se heurte très douloureusement à une barrière protectrice, un mur invisible. Dark Morsure n’en démord pas et rebondit sur sa victime, mais à nouveau il se heurte au mur. Le salvateur, quant à lui, continue de marcher en sifflotant, comme si de rien n’était. Les tentatives du loup galeux sont nombreuses et vaines, et ne cessent que lorsque la cible rentre en sa maison, et s’enferme à double tour. Dark Morsure, enragé, fini par abdiquer, et retourne à la tanière de sa meute.
DARK MORSURE : (baissant les yeux) J’ai échoué mon maître. Veuillez accepter mes excuses.
Le loup galeux blanc plante alors ses longues griffes dans le poitrail de son apprenti, le touchant en plein cœur.
LOUP GALEUX BLANC : Excuses acceptées, cher apprenti.
DARK MORSURE : arrrrrglllll rrrrahhhhhhhhhhhh !!!
Le loup galeux s’écroule sur le sol, et lève une dernière fois la tête et les yeux étonnés vers son assassin.
DARK MORSURE : (d’une voix normale) Mais comme ça, en passant, avant de mourir, pourquoi il y a tant de similitudes avec des scènes, des répliques, et des personnages de Star Wars ? C’est idiot, y a pas de rapport.
LOUP GALEUX BLANC : Heu, en fait c’est l’ancien, tu sais, il a doublé la voix de Yoda ? Et bien du coup, vu que c’est une star, il se permet de faire des exigences sur son personnage, son texte, et le scénario de Maître Manu95. Bref un pathétique caprice de star, et notre producteur a accepté tout bêtement.
DARK MORSURE : ah ok. (agonisant de nouveau) Argggg rrrraaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhh ….
Et Dark morsure ferme ses yeux de feu.
Jour 1
Sur la place du village, une grande festivité a lieu en l’honneur du maire, puisqu’ en ce jour bénis, il vient de se prendre une année de plus dans la tronche. Déjà bien arrosés, le chasseur et la sorcière chantent à tue tête.
LE CHASSEUR ET LA SORCIERE : (en chantant) Du rhum, des femmes, et d'la bière nom de Dieu!
Un bûcher géant, pour cramer tant qu'on veut.
Des loups galeux, c'est ça qui rend heureux.
Qu’Osuniev nous emporte, on a rien trouvé d'mieux…
LA VOYANTE : (irritée) Bon sang, vous pouvez pas arrêter de brailler un peu, je peine à trouver mon chakra.
LA SORCIERE : (taquine et bourrée) Oh la sainte nitouche hic, laisse-nous nous éclater en paix hic, d’autant que tu ne l’as jamais trouvé hip ton chat crade.
LA VOYANTE : Chakra, on dit chakra ! Toi de toute façon, à part empoisonner ton monde et coucher avec des ivrognes, tu ne fais guère mieux. Au moins je n’ai pas souillé mon honneur, moi.
LE CHASSEUR : C’est sûr, tu n’as jamais réussi à te trouver un gars. Tes soit disant dons ont même été inutiles pour ta vie privée. Je suis sûr que tu es encore bien chaste héhéhé.
LA VOYANTE : (se levant et partant dégoûtée) Bande de porcs.
LA SORCIERE : (se tournant vers le chasseur) D’ailleurs, en parlant de chasteté, bel homme fort, hip, souhaites-tu me la remettre en question ?
LE CHASSEUR : Dans tes rêves ma vieille. Même avec 5 grammes de gnôle par litre de sang, je te trouve encore trop répugnante et repoussante … l’odeur tu comprends ? (se levant aussi) D’ailleurs, j’crois que j’ferais mieux d’aller pisser.
LA SORCIERE : …
Le chasseur s’en va alors vers la lisière des bois pour soulager son besoin naturel. Mais il revient très vite vers les festivités, le teint blême. Quelque chose de terrible a été jusqu’à le dégriser d’un coup. Ce dernier crie à la foule, qui est non pas déchaînée, mais bien bourrée quand même.
LE CHASSEUR : Aleeeeeeeeeeeeerteeee rouuuuuuuuuuge !!!!!!!!!!!!!!! Les loups galeux sont de retour !!! J’ai vu le cadavre d’un d’entre eux à la lisière de la forêt, le poitrail éventré.
LE MAIRE : Encore ? Mais ils n’abandonnent jamais ceux la ! Bon ne paniquez pas, ne courez pas, restez calme et sans pleurer. Nous enclencherons la procédure habituelle. Quelqu’un a t-il quelque élément à nous fournir ?
L’assemblée se tourne alors vers la voyante.
LA VOYANTE : Ben quoi ? Qu’est ce que vous avez à me regarder ?
LE MAIRE : Rien rien, une mauvaise habitude qu’ils ont. Certains n’ont toujours pas compris que tu ne serviras jamais à rien.
LA VOYANTE : Hé ho, cette fois j’ai quelque chose. Un courrier, étrange car pas d’expéditeur … ni de timbre. J’ai d’ailleurs dû payer l’amende à la poste.
LE MAIRE : Ha et il disait quoi ?
LA VOYANTE : Ben le postier ? Qu’il était désolé mais que c’est la loi.
LE MAIRE : Crétine, le courrier disait quoi, je m’en tamponne du facteur.
LA SORCIERE : (se tortillant les cheveux blancs) Moi ça peut m’intéresser le facteur.
LE MAIRE : Toi, la dévergondée, boucle la. Alors voyante ?
LA VOYANTE : Ben je l’ai pas ouvert, il y avait marqué sur l’enveloppe : « A n’ouvrir et lire que lors du prochain conseil du village ». Tenez lisez le, je ne sais … pas bien lire.
LE MAIRE : Ah oui, j’avais oublié, pffff. (ouvre l’enveloppe) Bon y a marqué : « La voyante est incompétente, il faut la brûler ».
LA VOYANTE : Hein ????
LE MAIRE : C’est pas un scoop, mais je pense que l’on devrait suivre son avis. Et puis Manu95 m’a fait une promesse à l’épisode précédent, non ?
MANU95 : Laisse-moi en dehors de cela.
LE MAIRE : C’est ça, producteur sans parole. Bon on entame le bûcher ?
L’ANCIEN : L’agitation, la précipitation, le pouvoir, tout cela, un grand sage ne le souhaite point.
LE MAIRE : Qu’est ce que tu baves papy ?
L’ANCIEN : Me respecter tu dois. Une terrible nouvelle à vous annoncer, j’ai.
LE MAIRE : Tu parles toujours comme un demeuré, ou tu le fais exprès pour m’irriter ?
L’ANCIEN : Des cours de langue je prends.
LE MAIRE : Ca doit pas être du français alors. Bon alors c’est quoi ta nouvelle terrifiante.
L’ANCIEN : Depuis 25 ans, l’évolution de la galeuterie dans la région j’observe. Depuis 25 ans, une malédiction notre village menace. Un ennemi terrible, un loup galeux sanguinaire, de s’en prendre à nous projette. Puissant il est, seul moi, puis le vaincre. Et hélas, sa présence j’ai ressenti. Bientôt il sera la, peut être l’est-il déjà d’ailleurs.
LE MAIRE : Hein ? Heu, comment tu peux savoir tout cela ?
L’ANCIEN : Mes pouvoirs ne sous estime pas, jeune homme. C’est une de mes vieilles connaissances, et lorsque je dis qu’il est ici, c’est qu’ici il est.
LE MAIRE : Je veux bien te croire, mais que faire alors s’il est si puissant ?
L’ANCIEN : Des habitations nouvelles tu souhaites nous proposer. Bonne idée que cela est. Vous y réfugier vous devez.
LE MAIRE : Quoi ? Comment connais-tu mon projet secret ? Hem bon, j’ai compris, tu es trop fort, bla bla bla. Bon, en effet, j’ai des maisons à vous proposer. Chacun pourra bénéficier d’un petit commerce éventuellement, je vous donne à chacun la distribution dans cette enveloppe individuelle.
20 minutes plus tard.
LE CHASSEUR : (râleur) Quoi ? Une chapelle ? Pourquoi pas me proposer d’être cureton, tant que vous y êtes ?
LE MAIRE : Ben c’est le cas mon cher électeur. Tu es un prêtre à présent. D’ailleurs songe à t’auto-confesser, parce que tu souilles encore ce sanctuaire, avec toutes les victimes de ton impulsivité.
LE CHASSEUR : Tu sais où tu peux te le mettre ce sanctuaire ?
LA SORCIERE : L’école ? C’est une blague ? Je suis à la retraite, et je ne supporte pas les morveux.
LE MAIRE : Jadis tu as été institutrice, notre instit. Donc tu dois aimer les enfants, et de toute façon, tu n’a pas le choix. Je te demande d’être instit, tu la fermes et tu obéis. Tu es fonctionnaire, et donc mobilisable à tout moment, si tu veux que je te rappelle la loi.
LA SORCIERE : C’est un cadeau empoisonné que vous me faites là, monsieur le maire. Soyez vigilant à ce que je ne vous en fasse pas un à ma manière.
L’IDIOT DU VILLAGE : Ouais !!!!!!!!!!! Z’ai un magasin pour raser les barbes. Ze suis un barbier.
LE SALVATEUR : (horrifié) Heu, monsieur le maire, confier cette boutique à ce débile profond, où est la pertinence ?
LE MAIRE : C’est le seul qui ne tranchera pas la gorge d’un habitant juste par chamaillerie. Hum, et vous l’ancien, vous avez quoi ?
L’ANCIEN : Mon manoir je garde, mais cela, déjà je le savais. Vous aussi d’ailleurs.
LE MAIRE : Logique. Pour ma part, je deviens le bailli.
MANU95 : Au fait, tu deviens bailli, mais tu n’es plus maire.
LE MAIRE : (révolté) Comment ? Depuis quand ?
MANU95 : Oui, vu qu’il n’y a pas de mairie dans un tierce lieu, tu ne peux pas être maire. J’ai mis trois épisodes pour m’en rendre compte, mais bon, c’est comme ça. Le maire en fait, c’est un capitaine, mais seuls les fermiers peuvent être capitaine. Donc tu ne peux même pas être capitaine, vu que tu es bailli.
LE MAIRE : Tu veux vraiment me pourrir jusqu’au bout toi.
MANU95 : Ce n’est pas moi qui décide. Nous avons des ordres.
LE MAIRE : C’est ça. Bon maintenant je ne vois pas de raisons à ce que l’on retarde plus le bûcher de la voyante.
LA VOYANTE : Quoi ?
L’ANCIEN : Altéré est ton jugement. Réfléchir tu d…
LE MAIRE : (hurlant et lui coupant la parole) Boucle-la, le Dalaï lama. Elle sert à rien, elle nous met tous à cran, elle est inutile, et c’est une promesse d’un divin protecteur des hameaux, à savoir Manu95. Brûlez-la !!!
La voyante n’a pas le temps de protester, que tout le village, hormis l’ancien, se rue sur elle et l’attache sur un bûcher. Cette fois, un habitant avait du feu. Il a une tronche bizarre, mais au moins il fournit en allumettes le village, alors on lui en veut pas … sauf la voyante. Du moins, avant qu’elle ne périsse.
Nuit 2
LOUP GALEUX BLANC : (s’adressant à la meute) Restez ici ! Je veux qu’aucun d’entre vous ne bouge. Celui qui désobéit subira le même sort que Dark Morsure. Cette nuit, pas de repas. Je me charge de trouver …. un nouvel apprenti. Beaucoup plus jeune, et qui deviendra beaucoup plus puissant.
Le loup galeux blanc se retourne et court à une vitesse surhumaine, en direction du village. Une fois sur place, il guette prudemment chaque ruelle, traquant sa cible. Et soudainement, elle apparait. Un jeune garçon, qui a pris pour habitude de sortir chaque nuit se soulager derrière un tas de bûches. Le loup galeux blanc bondit devant lui, lui barrant le chemin du retour.
PETIOT : (remontant sa braguette) Z’êtes qui m’sieur ?
LOUP GALEUX BLANC : Soit ton pire cauchemar, soit ton libérateur. A toi de voir.
PETIOT : (apeuré) Je préfère que vous soyez libérateur alors.
LOUP GALEUX BLANC : (avec un sourire cruel) Alors qu’il en soit ainsi.
Le loup galeux blanc saute sur le petit garçon, et lui mord profondément le cou.
PETIOT : (surpris) Aïiiiieeeeeeeeee !!!!!!!!!!!!!!!!! (tentant de fuir) Maman !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
LOUP GALEUX BLANC : (le rattrapant) Inutile, petit. Ta mère est morte, souviens-toi.
PETIOT : Ah oui c’est vrai, un incendie.
LOUP GALEUX BLANC : Un incendie ? Mouahahahaha, ce que tu es naïf. Veux-tu que je te dise la vérité à propos de ta mère ?
PETIOT : Mais mais mais … elle est pas morte brûlée ?
LOUP GALEUX BLANC : Si, tu as raison sur ce point, mais ce n’était pas un accident.
PETIOT : Hein ?
LOUP GALEUX BLANC : Non. Le village l’a jugée impure. Elle présentait des signes de galeuterie, alors ils se sont chargés de brûler sa maison.
PETIOT : …
LOUP GALEUX BLANC : Et celui qui a dénoncé ta petite maman, commandité ce crime, qui a été jusqu’à bloquer la porte, alors que celle qui t’a materné et aimé hurlait sa mort, c’est ton père.
PETIOT : Nonnnn !!!!!!!!!!!!!
LOUP GALEUX BLANC : Si. Celui la même qui te frappe le crâne contre les murs, qui te rosse de coups à la fourche, celui qui prend plaisir à te maltraiter. Viens avec moi, je t’offrirai le pouvoir. Le pouvoir de te venger, le pouvoir de raser ce village définitivement. D’exterminer cette population, qui t’a ôté ta petite maman que tu aimais tant.
PETIOT : Non !!! Je ne peux pas. Mon père est tout ce qui me reste. J’l’aime malgré tout !
LOUP GALEUX BLANC : Qui n’a pas voulu t’acheter ton slip Spiderman ?
PETIOT : (serrant les poings) mon père. Je viens avec toi, pour lui faire payer. Ce sera bien fait pour lui !
LOUP GALEUX BLANC : Biennnn !!! Biennn !!! Dorénavant je serai ton maître. Je te donnerai plus de pouvoir que tu ne l’aurais imaginé. Et ensemble, nous dominerons ce village et vengerons ta mère.
PETIOT : cooool … je veux dire, oui m’sieur !
LOUP GALEUX BLANC : Désormais, mon apprenti, vous répondrez au nom de « Dark Terror ».
Puis tous deux disparaissent dans la nuit.
Jour 2
LE MAIRE : Aucune victime apparente mes chers concitoyens. Les loups galeux ne semblent pas être une aussi grande menace que ce que notre ancien paranoïaque prétend.
L’ANCIEN : Tant de certitude dans ta voix. Tort cela te portera.
Un homme court alors paniqué vers le regroupement.
LE PERE : (paniqué) Mon fils !!! Mon jeune garçon a disparu !!!
L’ANCIEN : Pas une grande menace vous disiez, monsieur le maire ?
LE MAIRE : Il n’aurait pas fugué tout simplement ? ce sale go… enfin ton petit garçon a déjà fait le mur plusieurs fois.
LE SALVATEUR : Ce n’est pas une fugue cette fois.
LE MAIRE : Comment ça ?
LE SALVATEUR : J’ai vu son petit garçon cette nuit. Il a été soudoyé, puis mordu par un loup galeux à la fourrure argentée. Puis tous deux s’en sont allés vers la forêt.
L’ANCIEN : Alors, bien de retour il est. Monsieur le maire, ce jeune garçon, son disciple il est devenu. Bientôt le petiot deviendra un loup galeux lui aussi.
LE PERE : (suppliant) Nonnn !!! Ne touchez pas à mon enfant ! Il ne fera jamais de mal à personne ! Ne le tuez pas, vous m’entendez !?
L’ANCIEN : Père ingrat, de ta faute cela est.
LE PERE : Comment osez-vous ? Vous insinuez que je suis un loup galeux, vieux fou ?
L’ANCIEN : Non, votre enfant, juste d’avoir maltraité. Ce jeune garçon qui était le vôtre, mauvais traitements de votre part, il a reçu.
LE PERE : (boudant) Je n’ai jamais levé la main sur mon fils.
L’ANCIEN : Ne mentez pas ! Violences, coups, le quotidien de ce jeune innocent étaient. Peur de vous, il avait.
LE PERE : Et qu’est ce que cela change ?
L’ANCIEN : Tout cela change. La peur mène à la colère. La colère mène à la haine. Et la haine mène à la souffrance. Cette nuit, votre enfant souffrait terriblement.
LE MAIRE : En clair, c’est lui le responsable de la conversion de son fils.
L’ANCIEN : D’un certain point de vue.
LE MAIRE : Alors brûlons le bourreau d’enfants.
L’homme ne put protester car très vite, il est soulevé et attaché sur le désormais fameux bûcher. Les flammes crépitaient encore lorsque le maire reprit la parole.
LE MAIRE : Maintenant que devons nous faire ? L’ancien, je m’en remets à votre savoir et votre sagesse. Je m’étais trompé sur votre compte. Vos paroles sont justes.
L’ANCIEN : Bien, de me cirer les pompes arrêtez. La résistance nous devons organiser. De tuer le loups galeux blanc, seul, je dois me charger. Trop dangereux pour vous autres, ce combat peut être. Me préparer je vais. Chez vous barricadez-vous.
Nuit 3
Le manoir de l’ancien, comme prévu, est cette nuit pris d’assaut par la meute. Alors que le seigneur croc d’or reste en retrait, ses sbires pénètrent la demeure silencieusement. Le droïde assassin, G+2PQ, s’active en mode hostile, et dégomme à coup de machette un premier loup galeux. Mais vite il se fait réduire au silence par les autres affreux. Fort heureusement, l’ancien a été réveillé par le vacarme, et furtivement, emprunte un souterrain secret afin de fuir ses poursuivants. Plus tard il sort de la galerie par une porte dérobée derrière un buisson. Il referme sa cachette mais très vite, il se sent épié. Se retournant, il se trouve face au loup galeux blanc en personne. Il savait qu’un jour, il devrait l’affronter. Ce duel était inévitable. Le combat des titans va enfin avoir lieu. Calmement, l’ancien fixe son adversaire et laisse tomber au sol sa longue tunique vert pomme.
L’ANCIEN : J’ai su qu’un nouvel apprenti vous aviez, loup galeux blanc. Ou devrais-je dire, seigneur croc d’or.
LOUP GALEUX BLANC : Maître l’ancien, vous avez survécu ?
L’ANCIEN : Surpris vous êtes ?
LOUP GALEUX BLANC : Votre arrogance vous masque l’ampleur du désastre. La galeuterie la plus absolue va enfin pouvoir se déchaîner.
Sans prévenir, avec une vitesse vertigineuse, le loup galeux blanc bondis sur l’ancien, et lui donne un violent coup de patte dans le ventre. L’ancien est projeté avec force sur une bonne dizaine de mètres en arrière, soulevant au passage les feuilles d’automne jonchant le sol. Le loup galeux s’approche alors de son adversaire à terre.
LOUP GALEUX BLANC : Ah ah ah ah ah ah, c’est un moment que j’attendais depuis bien longtemps, misérable petit cafard. Ah ah ah ah ah ah, enfin votre hameau n’existera plus.
L’ANCIEN : En tous cas, pas tant que mon mot à dire j’aurai.
Sur son dernier mot, l’ancien avec une grâce incroyable, tente de déséquilibrer croc d’or avec un croche patte, tout en se relevant. Le seigneur l’esquive d’un bond en arrière, et ricane.
LOUP GALEUX BLANC : Comme vous le voyez, mes talents surpassent ceux de n’importe quel autre villageois à pouvoir, y compris vous, l’ancien.
Croc d’or retente la même attaque rapide sur son adversaire, mais ce dernier évite son coup de patte avec un réflexe surnaturel.
L’ANCIEN : Beaucoup il te reste à apprendre, mon ancien élève.
LOUP GALEUX BLANC : Il est clair que notre combat ne se règlera pas à notre simple force, mais bien au duel aux griffes et sabre, à la main.
Le seigneur croc d’or tend alors ses deux pattes avants, et déploie de très longues griffes acérées, dont la taille est aussi démesurée que la solidité. L’œil vif, il toise l’ancien avec une certaine assurance. Ce dernier, de son côté, a gardé sa sérénité, et jetant un œil aux 10 griffes de 30 cm qui arment son adversaire, dégaine lentement mais sûrement de son fourreau un sabre d’argent. Alors s’ensuit un duel lame contre griffes sans précédent. La rapidité et l’agilité avec laquelle les deux adversaires combattent est telle que même un œil averti peinerai à les suivre. Les tintements de la lame contre les griffes brisent le silence à un rythme frénétique. Soudainement, le sabre de l’ancien s’entrechoque avec les griffes du seigneur croc d’or.
L’ANCIEN : Bien battu tu t’es, mon ancien élève.
LOUP GALEUX BLANC : Ce n’était qu’un prélude.
Le seigneur croc d’or disparaît alors comme par enchantement dans la forêt. L’ancien, le calme revenu, se rend compte que le premier coup qu’il a reçu a laissé une profonde blessure.
Jour 3
Déjà la population s’était regroupée sur la place du village, lorsque le maire, qui s’est réveillé un peu tardivement, arrive en criant à tue tête.
LE MAIRE : Réunion du village !
LE CHASSEUR : Ca ne va pas d’hurler comme ça ? On est déjà tous là. Tu es à la bourre.
LE MAIRE : Hem, hum, heu … Quelles sont les nouvelles ?
LA SORCIERE : L’ancien a disparu, son manoir a été attaqué par une meute de loups galeux.
LE SALVATEUR : L’un d’eux a été éliminé grâce au système de défense du bâtiment, mais son propriétaire est introuvable, hélas.
LE MAIRE : Il n’est peut être pas encore mort ?
L’ANCIEN : Non ! Pas encore.
Le vieil homme sort d’un angle de rue, boitillant et se tenant le ventre.
LE MAIRE : L’ancien, vous allez bien ? On a eu si peur.
L’ANCIEN : Le loup galeux blanc, affronté je l’ai. Mais le seigneur croc d’or, trop fort était. Mon échec je dois admettre.
LE MAIRE : Seigneur croc d’or ?
L’ANCIEN : Le nom du loup galeux blanc c’est.
LE MAIRE : Ah ok. C’est cool comme nom, j’aime bien. Ca fait assez méchant.
LA SORCIERE : Mais mais, maître l’ancien, vous êtes blessé ? Je vous soigne ?
L’ANCIEN : Je ne préfère pas. A ma vie je tiens.
LA SORCIERE : (murmures) Imbécile.
LE SALVATEUR : Sinon, à part l’attaque de cette nuit, aucun élément ?
LE MAIRE : Non. Ah si, j’ai reçu un message d’un délateur anonyme. Nous avons une sorte de corbeau dans le village.
LE CHASSEUR : Ahhhh voila une chose intéressante. Qui allons-nous buter ?
LE MAIRE : (lisant le message) « L’hygiène corporelle de la sorcière est plus que douteuse, surtout pour une institutrice »
LA SORCIERE : (révolté) Quoi ? Qui ose dire ça ?
LE CHASSEUR : (pointant son fusil sur la sorcière) Bon ben, ça sous entend la gale non ? Et donc un loup galeux.
L’ANCIEN : Bien pressé d’ôter la vie tu es. Prêtre tu es, ne l’oublie pas.
LE CHASSEUR : Ouaip, et j’ai jamais choisi de l’être.
L’ANCIEN : Non, pas un choix c’est. Ta destinée c’est. Un pouvoir cela t’octroie. Confesser un habitant tu peux. Hum par exemple, la sorcière. Ainsi, fixés nous serons.
LE CHASSEUR : Hum, très bien. Mais si elle s’avère être un traitre, je la bute sans attendre. (s’adressant à la sorcière) Toi viens avec moi au confessionnal.
LA SORCIERE : Je te suis. De toute façon, je n’ai rien à cacher.
Une dizaine de minutes se passent, puis les deux protagonistes ressortent, le chasseur avec un petit sourire étrangement satisfait et une impression de plénitude sur le visage.
LE CHASSEUR : Bon, suite à sa confession, elle m’a appris deux choses, notre sorcière bien aimée. D’une, elle est blanche comme neige. Elle n’est pas un loup galeux. De deux, c’est une sacrée cochonne….
LA SORCIERE : (faisant la moue) Je ne sais pas comment prendre ça.
LE SALVATEUR : Evidemment, tu n’as plus le pouvoir de confesser maintenant.
LE CHASSEUR : Ca m’arrangerait, j’en ai bien assez de passer pour un cureton. Mais, par quel miracle vieux ?
LE SALVATEUR : Tu n’as droit qu’à une confession par partie.
LE CHASSEUR : Gnééééééé ?
LE SALVATEUR : Oui, enfin c’est un pouvoir unique, mais il se trouve que je suis le rebouteux et donc, je peux user de mon pouvoir unique, pour te redonner ton pouvoir unique que tu as déjà utilisé.
LE CHASSEUR : J’ai pas compris un fichtre mot de ce que tu m’as bavé vieux.
LE SALVATEUR : Bon, en clair, je vais te redonner une confession.
LE CHASSEUR : Ah non j’en ai plein le cul de tout ça.
LE SALVATEUR : Si, ce sera utile. Utilise-la de suite sur quelqu’un, qui a du pouvoir par exemple.
LE CHASSEUR : Fait chier. Bon, je l’utilise sur toi
LE SALVATEUR : Hein ? Mais je pensais que le maire, c’était plus pertinent, et …
LE CHASSEUR : La ferme et viens avec moi, qu’on en finisse avec ces clowneries. De toute façon, j’ai cru entendre que tu avais aussi des pouvoirs.
LE SALVATEUR : humm
Comme avec la sorcière, les deux s’isolent dans un isoloir.
LE CHASSEUR : Bon allez, parle, raconte moi toute ta palpitante vie.
LE SALVATEUR : (lui tendant un carré de carton avec un petit dessin dessus) Tiens voila.
LE CHASSEUR : C’est quoi c’truc ?
LE SALVATEUR : Mon rôle.
LE CHASSEUR : Quoi ?
LE SALVATEUR : Ben pour savoir si je suis un loup galeux, c’est dessiné sur la carte ce que je suis.
LE CHASSEUR : L’autre vieille chouette m’a jamais montré ce machin. Elle m’a tenu la jambe dix minutes, après ça m’a soulé. Raconte-moi toi-même ta vie, je comprend rien à ces petits cartons.
LE SALVATEUR : On est pas sortis de l’auberge.
Un quart d’heure plus tard le chasseur ressort triomphant.
LE CHASSEUR : J’en tiens un ! J’en tiens un ! C’est un loup galeux, il a des poils, plein de poils !
LE SALVATEUR : (gêné) Heu, non mais c’est juste naturel et humain, j’ai du poil au cul, ça peut arriver non ?
LE CHASSEUR : (pointe son fusil) mon cul oui. T’es le seigneur croc d’or en fait.
LE SALVATEUR : hooooo !!! hooo !!! Attends !!!
LE PYROMANE : (défoncé) Heyyy maannnnn, sois en paix, hihihihi. Pose ton machin truc, et viens avec nous fumer notre bidule chouette, tu verras, c’est l’extaaaaase.
L’ANCIEN : (outré) Non ! Moins con tu dois être, jeune apprenti. Arrêter le cannabis tu dois !!!!
LE PYROMANE : Hooo, le Dalaï lama, tu devrais t’y mettre aussi hihihi. Et le grand révérend avec son fusil aussi.
Mais un coup de fusil éclate, et le salvateur s’effondre sans vie.
LE CHASSEUR : Le grand révérend, il vous emmerde.
LA SORCIERE : (tournée vers le maire) Tu ne dis rien toi ? Avant tu nous hurlais dessus à chaque fois qu’on s’engueulait.
LE MAIRE : (concentré sur un Sudoku) Je m’en tape mais à un niveau, tu ne peux pas imaginer. Vous pouvez brailler, vous entretuer, gagner des concours mondiaux de stupidité, à partir d’aujourd’hui, je m’en tape.
L’ANCIEN : Longue sera la nuit.
Et le village s’en va se coucher.
Nuit 4
L’ancien rôde dans le village. Deux ombres furtives passent derrière les murs. Le vieil homme tente de les suivre, mais derrière lui, une voix le stoppe dans son élan.
LOUP GALEUX BLANC : Comme on se retrouve, l’ancien.
L’ANCIEN : Seigneur croc d’or.
LOUP GALEUX BLANC : Vos pouvoirs faiblissent vieil homme. Je le perçois. Votre fin ne sera pas aussi paisible que vous l’auriez imaginée.
L’ANCIEN : Comme toujours, aussi peu mes pouvoirs tu perçois. Aussi peu que le goût de la nourriture une casserole perçoit.
LOUP GALEUX BLANC : (avec mépris) Vous fûtes autrefois mon mentor, mais aujourd’hui, c’est moi le maître.
L’ANCIEN : Si tu me terrasses, plus puissant que tu ne l’imagines je deviendrai.
LOUP GALEUX BLANC : Tu seras mort, laisse-moi rire. Tu feras quoi ?
L’ANCIEN : Ben … heuuu …. un fantôme je deviendrai.
LOUP GALEUX BLANC : Et tu auras la possibilité d’exercer un certain pouvoir sur moi ?
L’ANCIEN : Heuuu non …
LOUP GALEUX BLANC : (moqueur) oulaaaaa j’ai peur.
L’ANCIEN : Bon prêt tu es ?
LOUP GALEUX BLANC : (dans un long ricanement) Et comment.
L’ANCIEN : Alors z’y va, frappe moi, le moment c’est.
Le seigneur croc d’or lève ses griffes afin de porter le coup de grâce. L’ancien qui avait tout prévu jette alors un fumigène, se déshabille pour, une fois les gaz dissipés, ne laisser trace que de sa tunique, et s’éclipse. Mais hélas, cette dernière action avorte. En effet, dans sa tentative de fuite, il se prend les pieds dans ses vêtements au sol, et s’étale tout nu comme une merde. Alors que le seigneur croc d’or est sur le point de rabattre ses griffes acérées sur l’ancien, un hurlement arrête son geste.
L’ANCIEN : (toussant) Meeeeerde, croc d’or, attends !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Benné je me suis!!!!!
La fumée se dissipe alors.
LOUP GALEUX BLANC : Mouhahahahahahaha ! Pauvre fou, tu as loupé ton scénario de sortie. Bon, tant pis. J’en ai marre de perdre du temps pour tes petits caprices de starlette. Pour une fois, tout ne se passera pas comme tu l’avais prévu. Adieu mon ami.
Et ce dernier plante ses griffes dans le cœur de l’ancien, qui n’a pas le temps de dire ouf.
L’ANCIEN : (tentant de dire ouf) Ou … O ….. arrrrggggglllllll……….
Pendant ce temps, dans le manoir de l’ancien, deux loups galeux s’introduisent afin de piéger le maître, si toutefois il réussit à fuir croc d’or. Mais à l’étage une voix joyeuse résonne.
LE PYROMANE : Tiens, fume moi ça mon frère. C’est trop cooooollll, je vois Manu95 à poillllll hihihihi.
L’IDIOT DU VILLAGE : (portant le mégot suspect à ses lèvres) Gnnnnnaaaaaa ? hummmfffffffffffff sfuuufffff. Burrrrp. ….
LE PYROMANE : Hé maaaan, je vais essayer un nouveau truc détonnant. En mélangeant l’herbe avec du kérosène (verse un jerrican du mélange dans un seau), saupoudré de poudre noire, voila de quoi se faire un méga machin à rouler de ouf, man. Hihihihi. Et si on met cela dans une grosse bouteille et que j’allume dedans, on pourra snifer au goulot hihihi. Ça s’appelle un bang man. Un bang bang bang, hinhinhinhin. Avec ça, t’es toujours gagnant man hihihihi (termine sa préparation). Reste plus qu’à allumer le tout.
Au moment ou le jeune défoncé craque l’allumette, un vlouuuuf et une lueur jaune orangé illumine toutes les fenêtres du bâtiment. Ce dernier devient vite un grand brasier, et 5 minutes plus tard, deux imbéciles couverts de suie en sortent indemnes, tandis qu’à l’intérieur de l’ancien manoir, des hurlements de douleur déchirent la nuit.
Jour 4
LE MAIRE : C’est une tragédie, un drame, une catastrophe, un cataclysme, l’apocalypse, le chaos, la fin du monde, la fin des temps, la fin de l’univers, la …
LE CHASSEUR : (s’impatientant) Bon tu accouches au lieu de tourner autour du pot ?
LE MAIRE : Oui oui, j’ai une terrible nouvelle. Une affreuse, déprimante, choquante, triste douloureuse, handicapante, mortelle, …
LA SORCIERE : (fronçant les sourcils) Monsieur le maire, vous nous le dites ?
LE MAIRE : … mauvaise nouvelle. Notre grand maître, notre guide, notre héros, a été tué par un loup galeux cette nuit. Sans doute l’œuvre de croc d’or.
LE CHASSEUR : L’œuvre ? C’est un artiste maintenant ?
LE MAIRE : Pfff ignorant. C’est une métaphore, une image quoi. Bref, c’est une perte irréparable qui scelle notre destin.
LE CHASSEUR : Heu, en quoi c’est si dramatique que le vioque soit crevé ? Il ne servait qu’à parler à l’envers et baver de la merde.
LA SORCIERE : Tu es si naïf. C’était le seul à pouvoir contrer croc d’or. Il le connaissait suffisamment pour le confondre parmi nous, et pour le vaincre en duel. (soupirant) Il était notre dernier espoir.
LE MAIRE : Hélas, et aujourd’hui, la lutte est vaine. Inutile de résister, attendons notre mort.
LA SORCIERE : De toute façon, je suis trop déprimée pour faire des potions.
LE MAIRE : Nous le sommes tous, nous devons donc perdre nos pouvoirs.
L’IDIOT DU VILLAGE : Chic ! Ze vais devenir intelligent.
LE MAIRE : C’est pas un pouvoir, ton idiotie. C’est une fatalité, faudra t’y faire à vie.
MANU95 : Oui, enfin ça dépend de l’interprétation des règles. Logiquement, l’idiot ne l’est plus, dans la mesure où les villageois perdent leur pouvoirs spéciaux. Et l’idiot du coup, même dévoilé, selon une variante, est exécuté car le village perd la sagesse de l’épargner.
LE MAIRE : … Et à part pourrir mes arguments, tu parles pour nous dire quoi ?
MANU95 : (vexé) Et bien, … heu … adieu, et toutes mes condoléances.
LE MAIRE : (une fois manu95 parti) Quel crétin celui là. Bon, on perd tous nos pouvoirs, sauf l’idiot qui reste bête.
LE CHASSEUR : Ca me va. Par respect pour l’ancien, je n’userai plus jamais d’une arme à feu.
Un oiseau se pose sur un tonneau, portant à la patte un message. Le maire attrape la missive.
LE MAIRE : Le corbeau lui aussi ne nous aidera plus par la suite, mais nous avons reçu cette nuit son dernier message. Je le lis : « Le chasseur a beau promettre le contraire, il ne tiendra pas 5 minutes sans dégommer un habitant au fusil. C’est une brute sans parole »
Le chasseur dans une colère insoutenable, canarde le volatile d’une pluie de plombs.
LE CHASSEUR : (violet de colère) Moi sans parole ? Qui ose encore le dire que je le fume ?
LA SORCIERE : Heu, tu viens de lui donner raison par ton comportement et …
LE CHASSEUR : (louchant sur la sorcière) Tu veux que je lui donne aussi raison avec toi vieille peau ?
LA SORCIERE : (se faisant toute petite) Heu non non.
LE PYROMANE : Au fait, maaaan, de quoi il est mort l’ancien ?
LE MAIRE : D’un coup de griffe en pleine poitrine, dans une ruelle étroite. D’ailleurs, chose étrange, son manoir a été dévasté par un incendie cette nuit, et seuls les cadavres de deux loups galeux ont été trouvés.
LE PYROMANE : Hinhinhin, c’est marrant.
LE MAIRE : Je ne vois pas en quoi.
LE PYROMANE : Ben, c’est moi cette nuit, en testant une nouvelle expérience trooop fun, que j’ai cramé la baraque. Comme quoi, mes produits ne nuisent pas tant que cela à la santé puisqu’ils ont tué deux loups galeux hihihi. Ils sont même utiles.
LE MAIRE : C’est surtout utile à ta stupidité.
LE PYROMANE : Hey man, si je perds mon pouvoir, comment je vais pouvoir me relaxer à la fumette ? Faut être plus peace and love man.
LE MAIRE : Tiens, en voila pour preuve : tu réagis trois plombes après. Mais ne t’en fais pas, tu perds juste ton pouvoir de cramer des baraques. Tu peux continuer de te griller les neurones à volonté.
Soudainement, le chasseur tire un coup de fusil en direction d’une ruelle.
LE MAIRE : Tu es devenu complètement frappé non ?
LE CHASSEUR : Y’avait une ombre la bas, et j’ai entendu une voix.
LE MAIRE : Tu te prends pour Jeanne d’Arc maintenant ?
Mais le chasseur n’a pas le temps de répliquer qu’une silhouette, lumineuse en forme de vieux barbu sort de la dite ruelle. Cette forme intouchable et transparente d’une vive lueur douce, s’avance vers le maire.
LE MAIRE : L’ancien ?
FANTÔME DE L’ANCIEN : (chantant) Oui, l’ancien, c’est moi, oui, j’ai un peu changé.
LE MAIRE : Carrément ! Tu es tout pâle, et tu ondules et flottes dans les airs. Comment tu fais ça ?
FANTÔME DE L’ANCIEN : Ben un fantôme je suis.
LE MAIRE : Voilà autre chose.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Comme un évènement spiritisme prends ça. Le seigneur Croc d’or je vais te révéler.
LE MAIRE : Hein ? Et comment le vaincre, je n’ai pas tes talents au combat.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Te démerder tu dois. De toute façon, nombreux encore vous êtes.
LE MAIRE : Nombreux ? A part moi, j’ai un débile profond, une vieille folle, un abruti défoncé du matin au soir, un piaf, un prêtre bourré qui tire sur n’importe qui …
LE CHASSEUR : Le prêtre il te dit d’aller t’faire cuire un œuf.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Et une masse de villageois.
LE MAIRE : De simples moutons tout juste bon à voter.
FANTÔME DE L’ANCIEN : Pas mon problème c’est. Bon, le seigneur croc d’or je te montre. (pointant du doigt) Lui c’est.
LE MAIRE : Attrapons-le !!! Et lynchons-le !!!!!!
Mais aussitôt, l’habitant incriminé enfile une combinaison à la fourrure argentée et galope vers la sortie du village. Le chasseur dans un réflexe d’ébriété, tire sa dernière cartouche, mais le robuste seigneur croc d’or esquive le projectile avec aisance. Se frayant un chemin dans les ruelles, éjectant d’un redoutable coup de patte les villageois se trouvant malencontreusement sur son passage, il poursuit sa course folle. A l’angle d’une rue, l’idiot se balade insouciant. La créature argentée fonce droit sur lui, et ce dernier ne peut éviter la collision. Le seigneur croc d’or, tout en faisant virevolter l’idiot, ressent en son abdomen une vive douleur. Le rasoir que l’idiot a trouvé dans sa boutique de barbier, vient de perforer la bête. Cette dernière, salement amochée, ralentit sa course, et les villageois parviennent à le retrouver.
LE MAIRE : Il est là ! Butez-le !!!
LE CHASSEUR : %##*µ$#, j’ai plus de munitions.
LE MAIRE : Tu pourrais éviter de jurer au moins.
Mais à peine le maire a-t’il terminé sa phrase, qu’il voit le seigneur croc d’or se jeter dans la rivière, disparaissant dans les tourbillons des courants fluviaux, et laissant pour seule trace de son passage la remontée de timides bulles d’air, éclatant proprement à la surface de l’eau agitée.
LE MAIRE : Comme ça à tout hasard, tu es au courant que dans un tierce lieu, y a pas de fleuve ou grosse rivière ? On y trouve à peine un petit ruisseau tranquille ou un poussin aurait pied.
MANU95 : C’est juste pour la cohérence de mon récit, sinon il n’y aurait pas de suspense et on saurait tous que le loup galeux blanc a crevé. Ça pourrirait un peu l’ambiance.
LE MAIRE : La cohérence, ça devrait être un petit ruisseau, c’est tout. Sinon on est plus dans le même coin.
MANU95 : Si tu le dis.
MAYEULE * : Heu Manu, je t’ai connu plus réactif d’antan. Avec ses remarques tu l’aurais envoyé sur les roses en deux mots avant.
MANU95 : Disons que je suis lassé de ces histoires. Bon vous reprenez votre aventure ?
LE MAIRE : Ok. Bon face à mon impitoyable puissance, le seigneur croc d’or a été vaincu et tué.
LA SORCIERE : Ce n’est pas toi qui l’a tué. Tu aurais du mal à admettre que l’idiot ait été plus fort que toi ?
LE MAIRE : Pffff, c’était un coup de chance. Bon on fête ça ?
LE PYROMANE : Gigateuuuuuufffffffffffffffff !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Le village festoie alors la fin de son fléau et sa victoire incontestée. Rires, bouffe et beuveries à volonté par un grand banquet le soir, autour du feu, animent le village qui n’existe pas.
MANU95 : Chers lecteurs, c’est ainsi que s’achève ce dernier volet des loups galeux. Mais rassurez vous, il reste encore à paraître trois hors séries …
LE MAIRE : Quoi, encore ? Tu te reposes jamais toi ?
MANU95 : Jamais.
LE MAIRE : J’étais si soulagé que ce soit le dernier, et tu renchéris sur trois autres. Je te préviens de suite, je souhaite plus de reconnaissance lorsque tu m’engageras pour tes hors séries.
MANU95 : Hum, en fait vous ne serez pas dans les hors séries, enfin d’un certain point de vue.
LE MAIRE : Quoi ?
MANU95 : Ben oui, ce sera pour d’autres persos.
LE MAIRE : Tu nous lâches comme de vieilles chaussettes après nous avoir utilisés, c’est relativement dégueulasse.
MANU95 : Peut être aurais-tu préféré n’en avoir fait aucun ?
LE MAIRE : …
MANU95 : Bon, donc je reprends pour les lecteurs. Trois prochains hors séries afin d’agrémenter ce monde, sortis tout droit de mes fantasmes les plus chers.
MAYEULE : Fantasmes ?
MANU95 : Heuuu humm, rien rien oublie.
La fête reprend de plus belle dans ce tierce lieu. Mais derrière les bosquets, les yeux embués de larmes et de haine, un enfant loup galeux nouvellement nommé Dark Terror regarde la scène, avant de courir seul sur les chemins. Le long de la rivière, une autre ombre reprend sa marche, cachée sous un scapulaire, dans le sens du courant.
FIN
* Voir le hors série 1 pour découvrir qui est Mayeule.
Dernière modification par Manu95 (03-11-2009 21:24:09)
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Bravo ! un très bon boulot, comme les autres!
Où en est tu de tes adaptations audio?
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c'est très bon hein?
y 'meme des passages qjui m'ont vraiment fait rire (mais je sais plus ou car je l'ai lut hier)
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Excellent, j'adore !
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Cooool mannnnn ! ![]()
Le Pyromane est hillarant
Dernière modification par Le MunchkinGarou (05-11-2009 18:53:09)
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la hyéne a écrit:
Bravo ! un très bon boulot, comme les autres!
Où en est tu de tes adaptations audio?
l'épisode 1 est adapté depuis mars dernier, le deux c'est en cour mais ça avance doucement.
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Manu95 a écrit:
la hyéne a écrit:
Bravo ! un très bon boulot, comme les autres!
Où en est tu de tes adaptations audio?l'épisode 1 est adapté depuis mars dernier, le deux c'est en cour mais ça avance doucement.
Sifflote
Milambar sa voix a la Yoda devra répéter ![]()
Dernière modification par Milambar (06-11-2009 10:35:58)
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pour l'instant déjà on va faire l'épisode 2, avant de se lancer dans ce dernier épisode.
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